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En Bavière, les adieux douloureux aux soldats américains

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En Bavière, les adieux douloureux aux soldats américains
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Depuis que le pentagone a annoncé son projet de retirer une grande partie de ses troupes américaines basées en Allemagne, les habitants sont désemparés. La présence américaine constitue une manne pour les commerçants et des liens se sont créés.

Des tentes et des tenues de camouflage, des fusils et des engins militaires, le tout "made in USA". Nous ne sommes pas en Irak, ni en Afghanistan, mais bien en Allemagne. Dans plusieurs régions du pays, premier point d'ancrage américain en Europe depuis la seconde guerre mondiale, les militaires américains font partie du décor.

C'est le cas des forêts de voisines de Vilseck, en Bavière, où l'on entend souvent des tirs, des cris de Gis et les moteurs de leurs tanks. Nous sommes à proximité du fameux centre d'entraînement américain de Grafenwöhr, donc rien d'anormal pour les autochtones, chez qui l'annonce du projet de retrait des troupes américaines, après un demi-siècle de présence, a été accueilli avec amertume.

Même sentiment du côté des militaires, plutôt bien installés : "Je peux vous le dire, tout le monde veut rester en Allemagne. C'est un endroit idéal pour travailler", assure David Bolgiano, un ancien militaire américain resté vivre dans la région.

"40 % à 50 % de nos clients sont Américains"

Un ressenti globalement partagé par les Allemands, qui voient d'un bon œil la présence de leurs voisins en uniforme, d'après le maire. "Nous maintenons des relations fortes. Les soldats se sentent chez eux ici. Nous voyons les soldats et leurs familles comme nos compatriotes. Et s'ils devaient partir, ce serait la pire chose qui pourrait arriver", explique Martin Schertl, le maire de Vilseck.

Ici, on ne parle pas de guerre ni de politique. C'est une cohabitation paisible, qui a ses avantages pour le commerce. "40 % à 50 % de nos clients sont Américains. Ils dépensent beaucoup ici. Ca serait vraiment vraiment mauvais pour nous", confie Barbara Straub, commerçante du centre-ville.

"C'est une très mauvaise nouvelle. Le quartier, l'économie, les magasins, les Américains y sont chez eux, comme nous", témoigne une passante. Tandis qu'un homme ajoute : "Certains jouent au foot avec nous. Ça serait dommage qu'ils partent".

Ici, chacun le sait, un soldat nommé Elvis Presley avait séjourné. Un souvenir raconté par les anciens. Comme peut-être bientôt, on parlera de la présence américaine dans la région.