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Le combat d'un Français pour une fin de vie digne

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Alain Cocq dans son appartement le 12 août 2020
Alain Cocq dans son appartement le 12 août 2020   -   Tous droits réservés  Philippe Desmazes/AFP or licensors
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Il souhaitait que sa mort soit retransmise en direct sur Facebook afin de relancer le débat sur la fin de vie. Le réseau social a finalement bloqué la diffusion de ses vidéos pour des raisons éthiques.

Sa "vie est devenue indigne"

Alain Cocq, un Français de 57 ans, atteint d'une maladie incurable et cloué au lit depuis des années, avait demandé au Président de la République une injection de barbituriques à titre "compassionnel" pour abréger ses souffrances, mais l'euthanasie et le suicide assisté demeurent interdit en France.

"Le problème, c'est que moi je suis en fin de vie depuis 34 ans. Mon état se dégrade et va continuer à se dégrader de plus en plus. Mais là, j'arrive à un stade où je n'ai plus de vie et je vais regarder le plafond comme un con. Non ce n'est pas ma vie, et ce n'est pas les médecins, les institutions qui me dicteront ma vie. Elle est devenue indigne."

L'Elysée n'ayant pas accepté sa demande de pouvoir mourir dignement, Alain Cocq a cessé ce week-end de s'alimenter et d'être soigné. Pour alerter l'opinion publique, il avait souhaité que son agonie soit filmée en direct sur Facebook. Si le réseau social dit respecter son choix de vouloir attirer l'attention sur une question complexe, il ajoute que ses "règles ne permettent pas la représentation de tentatives de suicide."

"Je suis en paix"

Alain Cocq a reçu le soutien de nombreux internautes. Il est entouré par des proches et des auxiliaires de vie qui se relaient à son chevet.

"Je suis en paix, je suis serein. Simplement, je suis bien. Pour la première fois depuis bien longtemps, je suis bien."