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"C'est l'heure du test" sur l’Etat de droit dans l’Union européenne

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Une manifestante lors du 64ème jour de manifestation contre le gouvernement à Belgrade, le 10 septembre 2020
Une manifestante lors du 64ème jour de manifestation contre le gouvernement à Belgrade, le 10 septembre 2020   -   Tous droits réservés  Valentina Petrova, AP
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Ce fut un été agité dans plusieurs Etats membres de l'UE. Les Hongrois ont manifesté pour défendre la liberté de la presse quand les Bulgares sont descendus dans la rue pour dénoncer les scandales de corruption qui entourent le gouvernement.

Face à ces appels la Commission européenne s'engage à lutter contre l'érosion de l'Etat de droit. Pour certains la réponse la plus efficace est de frapper au porte-monnaie. "Il faut que cela change et c'est pour ça que dans le cadre du budget à long terme et dans le cadre du fonds de relance nous voulons un mécanisme efficace qui lie la lutte contre la corruption et le respect des valeurs fondamentales afin d'avoir accès aux fonds de l'UE", insiste l’eurodéputé Daniel Freund (les Verts).

Les eurosceptiques du Parlement européen estiment que ce n’est pas à la Commission européenne ou aux eurodéputés d'utiliser la question de l'Etat de droit comme arme politique contre les gouvernements conservateurs. Ils jugent que les irrégularités devraient se régler devant la justice de l’UE. "N'importe quel témoin neutre peut voir que cette procédure est hautement politique", explique Cristian Terhes, eurodéputé CRE (Conservateurs et réformistes européens).

Dans quelques semaines la Commission européenne présentera son premier rapport sur le respect de l’Etat de droit dans les Etats membres. Ce nouvel outil pourrait se révéler efficace seulement s'il est soutenu pour une véritable volonté politique, insiste la libérale Katalin Cseh. "C'est l'heure du test pour la Commission d'Ursula von der Leyen et j'espère pour l'ensemble de l'Union européenne que cela fonctionnera", insiste l’eurodéputée hongroise.