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En Italie, professeurs et élèves réclament plus de sécurité face au Covid-19

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Des familles devant le lycée Giovanni Battista Morgagni à Rome, Italie le 14 septembre 2020
Des familles devant le lycée Giovanni Battista Morgagni à Rome, Italie le 14 septembre 2020   -   Tous droits réservés  Domenico Stinellis/AP
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En Italie, professeurs et élèves sont descendus dans les rues du pays ce jeudi pour réclamer de meilleures conditions sanitaires. Face à la pandémie de coronavirus, enseignants et étudiants pointent le manque de place dans les écoles, afin de respecter la distanciation physique.

"On se se sent pas en sécurité parce que nous n'avons pas d'équipement de protection, et nous n'avons pas assez d'espace" déplore Lucia Donat-Cattin du syndicat USB, qui manifestait à Rome. "Nos écoles ne peuvent pas garantir le respect de la sécurité des professeurs qui sont souvent âgés, leur santé est fragile. l'Italie est le pays où les enseignants sont les plus âgés d'Europe" souligne-t-elle.

Les conditions d'enseignement sont un problème récurrent en Italie, amplifié par le Covid-19. Le manque de personnel, déjà criant, s'est ainsi accentué, plongeant l'école italienne dans la crise, quelques semaines seulement après la rentrée des classes.

En l'absence de création de nouvelles classes, les élèves – qui se sont joints à leurs professeurs pour la première fois depuis vingt ans – comparent les salles de cours à des "prisons".

"Parfois il n'est même pas possible de se retourner vers nos camarades de classe qui sont assis derrière nous. On est comme des robots qui restent assis à un endroit sans avoir la possibilité de se parler" critique Gabriele Lupo, membre du mouvement étudiant "Osa".

On est comme des robots qui restent assis à un endroit sans avoir la possibilité de se parler" critique
Gabriele Lupo
Membre du mouvement étudiant "Osa"

"Quand nous sommes rentrés à l'école, on s'est tous sentis confus et perdus" décrit Giulia Calo, étudiante. "C'est ce qui nous a poussés à descendre dans la rue et c'est ce qui nous motivera à refaire grève à l'avenir pour réclamer l'école que l'on mérite" affirme-t-elle.

"Le gouvernement s'est complètement trompé" a pour sa part critiqué Stefano D'Errico, leader national du syndicat "unicobas". "Si vous regardez le reste de l'Europe, c'est différent" poursuit-il.

"En Belgique, il n'y a que 10 élèves maximum par classe et une règle de distanciation de 4 mètres. Au royaume-uni et en Allemagne, il y a 15 étudiants et une distance de 2 mètres entre eux. La même chose s'applique en Espagne. Ici en Italie, il n'y a que 2 mètres entre les étudiants".

Partout en Europe, l'école doit faire face au défi du coronavirus en réussissant à concilier sécurité des élèves et apprentissage. En Italie, le mouvement de contestation devrait se poursuivre jusqu'au 3 octobre.