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Des auto-tests de dépistage rapide du Covid-19 distribués aux Etats-Unis, adoubés par l'OMS

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l'Amiral Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé des Etats-Unis, le 28 septembre 2020 à Washington
l'Amiral Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé des Etats-Unis, le 28 septembre 2020 à Washington   -   Tous droits réservés  Evan Vucci/AP Photo
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Des auto-tests de dépistage rapide du Covid-19 seraient sur le point d'être déployés dans le monde entier.

Deux entreprises, SD BioSensor en Corée du Sud et Abbott aux États-Unis, ont reçu une autorisation d'urgence de l'OMS pour qui la détection précoce des malades est un enjeu vital. Les résultats sont obtenus en 15 à 30 minutes.

A la Maison Blanche, le test américain a fait l'objet d'une démonstration réalisée par l'Amiral Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé :

"Un, deux, trois, quatre, cinq. Un, deux, trois, quatre, cinq. On met le bâtonnet dans le test, on tourne trois fois, on retire l'adhésif et on attend 15 minutes. Et voilà."

En pleine campagne électorale, Donald Trump vient d'annoncer la distribution de 150 millions de ces tests sur le sol américain, dont 50 millions "serviront à protéger les communautés les plus vulnérables". Les enseignants, les maisons de retraite et les universités historiquement noires ou amérindiennes seront prioritaires, a-t-il promis.

Les pays les plus démunis pourront avoir accès à 120 millions de ces tests peu onéreux dans les six prochains mois, ont par ailleurs promis l'OMS et ses partenaires, mais à condition de trouver les fonds. C'est 5 dollars l'unité, il faut donc 600 millions de dollars. Ce sont des tests antigéniques moins précis que les tests PCR, mais qui suffiraient pendant un pic de contagiosité et utiles dans les zones défavorisées comme l'explique le Docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS :

"Cela permettra d'étendre les tests, en particulier dans les zones difficiles d'accès qui ne disposent pas de laboratoires ou d'un nombre suffisant d'agents de santé qualifiés pour effectuer ces tests. C'est un ajout vital à leur capacité de dépistage et particulièrement important dans les zones de forte transmission".

Les pays européens sont toujours confrontés à une recrudescence des contaminations au Covid-19.

Aux Pays-Bas, où les restrictions étaient jusqu'à présent parmi les plus souples, une foule de nouvelles mesures ont été introduites : les voyages sont limités, les masques recommandés, les bars et les restaurants doivent fermer tôt, et les rassemblements publics sont découragés.

En Espagne, le gouvernement a déclaré qu'il ferait "tout ce qu'il faut" pour freiner la propagation du virus à Madrid, et étendu les limitations de déplacements à de nouvelles zones. Elles concernent depuis lundi 167 000 personnes supplémentaires, soit un million de Madrilènes. Il n'exclut pas d'aller plus loin.

Autre exemple, en Slovaquie, le gouvernement est sur le point de déclarer un deuxième état d'urgence suite à une forte augmentation du nombre de cas.

Les bars fermeront tôt et tous les événements sportifs et culturels ainsi que les services religieux seront interdits à partir du 1er octobre.