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Conflit au Haut-Karabakh : pas de répit dans les combats

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Conflit au Haut-Karabakh : pas de répit dans les combats
Tous droits réservés  AP/Azerbaijan's Defense Ministry
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L'Azerbaïdjan et l'Arménie poursuivent leurs combats meurtriers au Haut-Karabakh. La Russie et la Turquie se disent prêtes à "une coordination étroite" pour stabiliser la situation.

La Russie et la Turquie prêtes à une "coordination étroite" pour stabiliser la situation au Haut-Karabakh. C'est ce qui est ressorti d'un entretien téléphonique entre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et son homologue turc, Mevlut Cavusoglu.

En parallèle, Ankara, qui soutient l'Azerbaïdjan dans le conflit face à l'Arménie, est accusé de faire transiter sur son territoire des combattants de groupe "djihadistes" en provenance de Syrie pour appuyer les forces azéries.

"Combattants syriens à Bakou"

Ces accusations ont été formulées par le président français Emmanuel Macron, alors que la Russie avait fait état d'informations similaires. Avec les Etats-Unis, les trois pays constituent le "groupe de Minsk". Dans un communiqué commun ils ont appelé à "une cessation immédiate des hostilités".

Mais sur le terrain, les affrontements violents se poursuivent depuis six jours. L'Arménie a annoncé avoir abattu la nuit dernière un drone azerbaïdjanais près de sa capitale, Erevan. Le pays dit par ailleurs "détenir des preuves" de l'implication militaire turque aux côtés de l'Azerbaïdjan.

Les bilans officiels restent très partiels. L'Arménie annonce la mort d'une centaine de ses soldats et de treize civils. De son côté, l'Azerbaïdjan ne communique pas de bilans sur ses pertes militaires mais évoque une vingtaine de morts civils.

Tirs de roquettes à Martouni

Les autorités ont par ailleurs diffusé des vidéos censées montrer la destruction de cibles arméniennes par l'armée azerbaïdjanaise.

Enfin, la petite ville de Martouni, située dans le Haut-Karabakh à une vingtaine de kilomètres du front, a été touchée jeudi par des tirs de roquettes d'une violence encore jamais vue depuis la reprise du conflit. Au moins quatre civils ont été tués et plusieurs blessés, dont deux journalistes français du quotidien Le Monde.