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Reportage exclusif dans les villes d'Azerbaïdjan touchées par des frappes

Reportage exclusif dans les villes d'Azerbaïdjan touchées par des frappes
Tous droits réservés يورونيوز
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Par euronews
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euronews est la seule télévision étrangère à avoir pu entrer dans plusieurs villes d'Azebaïdjan qui selon Bakou ont été bombardées par l'Arménie, en marge de la crise au Haut-Karabakh.

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En arrivant à Terter, on est accueilli par les images et les sons de la guerre. La ville fait partie de celles qui, selon l'Azerbaïdjan, ont été visées par les récents bombardements arméniens. Nous sommes la seule télévision étrangère autorisée à accéder à ce qui est maintenant une zone réglementée. Nous avons filmé sous surveillance, mais sans interférence de l'armée azérie.

Les troupes arméniennes ont tiré une roquette qui est tombée ici

Arrivé à Terter, Emin Ibrahimov notre reporter constate qu'un obus a explosé, frappant d'abord le toit d'un immeuble et tombant dans la rue. Une déflagration est entendue au même moment.

Plusieurs magasins de la ville ont été touchés. Un quartier commerçant a été fortement endommagé par une autre frappe.

"Les troupes arméniennes ont tiré une roquette qui est tombée ici, nous montre un habitant de la ville**. Et ils ont aussi frappé là-bas. Nous vivons à Terter depuis longtemps et nous n'avons pas peur de rester ici."**

Des témoignages similaires sont rapportés dans les communautés voisines. Notre voyage nous mène à Naftalan, puis à Ganja.

Quand on arrive à Naftalan, la vie semble presque normale... Mais une autre réalité nous attend tout près, en découvrant l'intérieur saccagé d'une maison.

Je me suis retournée et tout était détruit

Nous filmions à Naftalan quand un membre de notre équipe a appris que Ganja, la deuxième plus grande ville d'Azerbaïdjan, avait été bombardée. Nous nous y rendons donc pour savoir ce qui s'est passé.

Ce que nous découvrons, c'est encore plus de maisons endommagées par les bombes... et une population locale traumatisée

"Je suis malade et je préparais un repas pour mon fils qui est également malade, raconte une vieille femme. Soudain, la porte a été soufflée derrière moi et s'est effondrée sur le sol. Je me suis retournée et tout était détruit".

Et même après l'arrêt des bombardements, le danger n'a pas disparu. Notre reporter découvre dans le jardin d'une maison un missile Smerch qui n'a pas explosé. Il est fiché dans le sol, à quelques mètres d'une terrasse ou l'on peut voir traîner une poussette double, des jouets.

Les communautés du côté arménien de la frontière ont subi des attaques similaires et également des victimes civiles, dans un conflit qui ne faiblit pas, malgré les appels internationaux à la retenue.

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