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Retour au calme au Kirghizstan après la démission du Premier ministre

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Retour au calme au Kirghizstan après la démission du Premier ministre
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Des patrouilles citoyennes ont assuré le calme dans la capitale du Kirghizstan la nuit dernière. Les rues de Bichkek étaient tranquilles, même si elles portent encore les stigmates de deux jours de révolte efficace. Un nouveau premier ministre a été nommé après l'annulation des élections législatives de dimanche et la démission du chef du gouvernement.

"J'attends le renouvellement", explique Erlan Zhumagaziyev, un habitant de la capitale. "Nous devons nous débarrasser des vieilles figures politicienne et avoir des députés à la réputation irréprochable qui travailleront pour les gens. Nous avons besoin d'un nouveau parlement propre".

Lundi et mardi, des centaines de manifestants ont envahi le siège du gouvernement, y compris le bureau du président. Un temps, ils ont même prétendu avoir pris le pouvoir. Les manifestants gardent pour le moment le contrôle du siège du gouvernement : des fenêtres ont été brisées et des bureaux saccagés.

En 36 heures, les affrontements avec la police ont fait un mort et 686 blessés. Des pillages ont également été signalés dans les rues et de nombreux commerces ont gardé leurs portes closes.

A travers le pays, plusieurs mines d'or ou de charbon, sources de revenus cruciales pour cette ex-république soviétique assez pauvre en ressources naturelles, ont été attaquées par des bandes armées.

Le nouveau premier ministre Sadyr Japarov est un politicien nationaliste libéré de prison dans la nuit de lundi à mardi par les manifestants. C'est un détracteur du président kirghize Sooronbaï Jeenbekov. Il a été nommé par le Parlement lors d'une réunion extraordinaire qui s'est tenue dans un hôtel de Bichkek, l'assemblée étant occupé par les protestataires.

Menace supplémentaire pour le pouvoir, les protestataires ont libéré de prison Almazbek Atambaïev, ex-président incarcéré depuis un an et ancien allié devenu le principal adversaire du président Jeenbekov.

Le chef de l'Etat actuel est toutefois toujours à Bichkek et a le "contrôle" du pays, a insisté la présidence kirghize.

Le président Jeenbekov a déclaré, dans une interview publiée mardi soir, qu'il était "prêt" à discuter avec l'opposition "en tant que président légitime".

Les Etats-Unis ont appelé mardi à la retenue et à une solution "pacifique" au Kirghizstan.

"Nous demandons à toutes les parties de s'abstenir de toute violence et de résoudre les différends électoraux par des voies pacifiques", a dit un responsable du département d'Etat américain à l'AFP.