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Une trêve humanitaire au Haut-Karabakh

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Une trêve humanitaire au Haut-Karabakh
Tous droits réservés  Associated Press
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Une lueur d'espoir au Haut-Karabakh : une trêve humanitaire entre en vigueur ce dimanche à minuit.

Auparavant, l'Azerbaïdjan a diffusé ces images présentées comme des tirs d'artillerie sur les positions arméniennes et témoignant d'une nouvelle escalade dans le conflit au Haut-Karabakh.

Bakou accuse l'Arménie d'être responsable des bombardements de la nuit de vendredi à samedi sur Gandja, la deuxième ville du pays.

Selon le dernier bilan, treize civiles ont été tués.

Erevan dément avoir bombardé Gandja et les séparatistes ne revendiquent pas non plus les frappes tout en relevant que la ville abrite, selon eux, des "cibles" militaires "légitimes".

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev promet de "venger" la mort des victimes de Gandja.

Ilham Aliev, président azerbaïdjanais : "Ils doivent être tenus pour responsable de ce crime. Nous allons y répondre sur le champ de bataille."

De leur côté, les séparatistes accusent l'Azerbaïdjan d'être à l'origine des explosions qui ont secoué un peu plus tôt la ville de Stepanakert, cette ville que l'Azerbaïdjan reconnaît sous le nom de Khankendi.

Quant au Premier ministre arménien Nikol Pachinian, il galvanise les troupes de réservistes avant leur départ pour le front.

Nikol Pachinian, Premier ministre arménien : "Nous ne permettrons pas à l'ennemi de piétiner notre terre, notre patrie et nos lieux de culte."

La frappe de la nuit de vendredi à samedi sur la grande ville du Haut-Karabakh a détruit le toit d'un centre commercial et les vitres d'un immeuble d'habitation.

La région est majoritairement peuplée d'Arméniens chrétiens : elle a fait sécession de l'Azerbaïdjan musulman un peu avant l'effondrement de l'URSS.

À Erevan, la capitale de l'Armémie, les autorités religieuses ont donné pour consigne de faire sonner les cloches des églises chaque jour à midi et ce, disent-elles, "jusqu'à la victoire."