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OTAN : les Européens ne doivent pas s'attendre à un grand tournant avec Joe Biden

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OTAN : les Européens ne doivent pas s'attendre à un grand tournant avec Joe Biden
Tous droits réservés  Matt Rourke/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved.
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Avec Joe Biden président, l'OTAN va-t-elle sortir de sa crise existentielle ? Pas sûr si cela implique de faire à nouveau des États-Unis les gendarmes du monde. Le discours sera un peu plus policé que le chacun pour soi de Donald Trump, mais Washington continuera d'attendre des Européens qu'ils prennent leur sécurité en main.

« Les Européens doivent être vigilants, y compris vis-à-vis d'une administration Biden, explique Hall Gardner, professeur de politique internationale à l'American University of Paris. Il continuera de faire primer les intérêts américains, pas de la même manière que Trump mais en restant centré sur le pays. Donc, l'Europe doit travailler au renforcement de sa défense. Elle doit s'unir autour du noyau franco-allemand qui, lui, doit montrer la voie d'une plus grande unité européenne. »

Le président sortant exigeait des Européens qu'ils dépensent plus pour leur sécurité et qu'ils contribuent davantage au financement de l'OTAN. Il s’apprêtait aussi à retirer une partie des troupes américaines en Allemagne.

« Je pense que la première chose que les Européens doivent faire durant cette période de transition, sans attendre le 20 janvier et la prestation de serment, c'est de réfléchir sur la manière dont ils peuvent aider les États-Unis à résoudre les problèmes de sécurité internationale les plus pressants, explique Jamie Shea, ancien porte-parole de l'OTAN. D'un côté, c'est une bonne chose, Joe Biden va totalement s'impliquer auprès de l'OTAN, mais de l'autre, il attendra des Européens qu'ils passent à la vitesse supérieure et fassent davantage. »

Le mot d'ordre reste donc l'autonomisation, même si le partenariat transatlantique devrait retrouver des couleurs. L'Amérique de Biden, comme celle d'Obama et de Trump, devrait quant à elle poursuivre son désengagement militaire dans les zones les plus sensibles, comme l'Irak ou l'Afghanistan.