DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

L'opposition bélarusse à nouveau dans la rue pour demander le départ du président Loukachenko

euronews_icons_loading
L'opposition bélarusse à nouveau dans la rue pour demander le départ du président Loukachenko
Tous droits réservés  AFP
Taille du texte Aa Aa

Des grenades assourdissantes et du gaz lacrymogène : à peine entamée, la manifestation des partisans de l'opposition bélarusse est dispersée par les forces de l'ordre. Plus de trois mois après la présidentielle remportée à nouveau par Alexandre Loukachenko, et plus de trois mois de contestation, le pouvoir hausse le ton. Selon l'organisation bélarusse de défense des droits de l'homme, au moins 388 personnes ont été interpellées ce dimanche. Une situation inadmissible condamnée par la figure de proue de l'opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, réfugiée en Lituanie.

Vendredi déjà, des milliers de personnes s'étaient rassemblées à Minsk pour rendre hommage à un opposant décédé après son interpellation.

Roman Bondarenko, 31 ans, a été arrêté par la police mercredi après une altercation entre des habitants et des hommes masqués qui retiraient des rubans rouges et blancs, les couleurs de l'opposition, accrochés dans une cour d'immeuble de Minsk.

Souffrant de lésions cérébrales, il est mort le lendemain dans un hôpital, sur fond de lourds soupçons de passage à tabac lors de sa détention.

Svetlana Tikhanovskaïa avait appelé à rendre hommage à un "homme qui a été tué car il voulait vivre dans un pays libre".

Le président Alexandre Loukachenko a présenté vendredi ses condoléances et ordonné une enquête "honnête et objective" sur les circonstances de la mort de Roman Bondarenko.

Depuis le début du mouvement qui réclame le départ du président, au moins quatre personnes sont mortes et des milliers de manifestants ont été arrêtés; des dizaines d'entre eux ont dénoncé des tortures durant leur détention.

Soutenu par Moscou, Alexandre Loukachenko refuse de quitter le pouvoir et ses propositions de réformes ne calment en rien la contestation.