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Retrait de troupes, licenciement du chef de la cybersécurité : Donald Trump continue de "régner"

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Donald Trump à la Maison blanche, 13 novembre 2020
Donald Trump à la Maison blanche, 13 novembre 2020   -   Tous droits réservés  Evan Vucci/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Il avait promis de les faire rentrer avant Noël, ce sera finalement pour le 15 janvier 2021. Donald Trump continue d'agir en président en annonçant la réduction des effectifs des troupes américaines en Afghanistan et en Irak. Les alliés des États-unis et son propre parti ont accueilli la nouvelle du retour de 2 500 soldats, 2 000 basés en Afghanistan et 500 en Irak, avec consternation.

Le chef de l'OTAN a également déclaré que ce retrait trop rapide d'Afghanistan coûterait "un prix élevé", le pays risquant de redevenir une plateforme de regroupement pour les organisations terroristes.

Mais Christopher Miller, secrétaire d'État à la défense des États-Unis par intérim a confirmé la réduction des troupes :

"D'ici le 15 janvier 2021, les effectifs en Afghanistan seront de 2 500 hommes. La taille de nos forces en Irak sera également de 2 500 hommes à cette même date".

24 heures plus tôt, anticipant cette annonce, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, normalement un "partisan" de Trump, avait été très critique.

"Un retrait rapide des forces américaines d'Afghanistan maintenant ferait du tort à nos alliés et réjouirait, réjouirait les gens qui nous veulent du mal. Il rappellerait l'humiliant départ des Américains de Saigon en 1975. "

La tête de la CISA tombe

Donald Trump a en outre annoncé le licenciement du chef de l'agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures, Christopher Krebs. Celui-ci se savait sur la sellette depuis la prise de position de la CISA sur les élections présidentielle.

Il avait en effet utilisé l'imprimatur du propre département de la sécurité intérieure de Trump, où son agence était basée, pour publier nombre de déclarations et de tweets au cours de la semaine dernière attestant du bon déroulement de l'élection et dénonçant les mensonges répandus par le président et ses partisans.

Ancien cadre de Microsoft, Christopher Krebs a dirigé l'agence, connue sous le nom de CISA, depuis sa création à la suite de l'ingérence russe dans les élections de 2016 jusqu'aux élections de novembre. Il a été salué par les deux partis, car la CISA a coordonné les efforts de l'État fédéral et des collectivités locales pour défendre les systèmes électoraux contre les interférences étrangères ou nationales.