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A Gibraltar, on appréhende la mise en place du Brexit le 31 décembre

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A Gibraltar, on appréhende la mise en place du Brexit le 31 décembre
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A l'ombre du rocher de Gibraltar, les 34 000 habitants appréhendent la mise en oeuvre du Brexit. Le territoire britannique situé à l'extrémité sud de la péninsule ibérique vit essentiellement du tourisme, et les Espagnols aiment y passer la journée.

Mais cela risque de prendre fin lorsque la Grande-Bretagne quittera le marché unique de l'Union européenne le 31 décembre.

"Lorsque vous mettez en oeuvre des mesures d'urgence, regrette Fabian Picardo, ministre en chef de Gibraltar, vous ne pouvez pas mettre en oeuvre un plan qui signifie que tout reste inchangé le lendemain de votre départ de l'Union européenne. Le plan d'urgence concerne l'essentiel, mais la vie va radicalement changer pour le pire s'il n'y a pas d'accord et pas seulement pour les habitants de Gibraltar".

Gibraltar, l'une des régions les plus prospères d'Europe, accueille quelque 10 millions de visiteurs par an.

Pour Prem Mahtani, propriétaire d'une bijouterie, ce chiffre a des chances de baisser, et il est inquiet :

"Avec une frontière fermée ou plus restreinte, il suffit que les douaniers prennent 10 à 15 secondes pour vérifier les papiers de tout le monde et vous allez avoir un retard de plusieurs kilomètres. Cela va donc dissuader les gens de visiter Gibraltar".

Chaque jour 15 000 personnes, de nombreuses nationalités, viennent y travailler depuis l'Espagne. Gibraltar importe toute sa nourriture, ce qui prendra plus de temps si les contrôles sont renforcés à la frontière. En 2016, près de 96 % des électeurs de Gibraltar avaient voté contre le Brexit, quand 52% des Britanniques votaient pour.