Plus de quatre ans après la double attaque, pas encore de procès, mais une audience pour donner la parole aux parties civiles et à leurs avocats.
Plus de quatre ans et demi après les attentats de Bruxelles, ce n'est toujours pas le procès qui s'ouvre, mais une ultime audience procédurale : l'occasion pour les 650 parties civiles et leurs avocats d'exprimer un dernier avis sur l'enquête des juges d'instruction. Tenue à huis clos, l'audience doit durer deux semaines.
Parmi les 13 inculpés se trouvent Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, « l'homme au chapeau », qui avait renoncé à se faire exploser à l'aéroport de Bruxelles. Mais ce lundi, seuls quatre d'entre eux étaient présents à l'audience. Sept sont en détention provisoire, cinq ont été libérés et le 13e est introuvable.
Le 22 mars 2016, une double attaque à l'explosif à l'aéroport, puis dans le métro de la capitale belge, avait fait 32 morts et plus de 340 blessés. À l'origine de ces attaques, la même cellule djihadiste franco-belge que celle des attentats du 13 novembre à Paris.
Des parties civiles pourraient contester le réquisitoire du parquet fédéral, qui a notamment préconisé trois non-lieux faute de charges suffisantes.