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L'échec d'un accord commercial avec l'UE "très probable" pour Boris Johnson

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L'échec d'un accord commercial avec l'UE "très probable" pour Boris Johnson
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Londres et Bruxelles ne parviennent pas à surmonter leurs divergences dans les négociations commerciales post-Brexit qui s'achèvent dimanche

Sauf coup de théâtre, le Royaume-Uni et l'Union européenne risquent bien de se quitter sans accord commercial. En déplacement dans le nord de l'Angleterre, Boris Johnson a jugé "très probable" l'échec des négociations dont l'échéance a été fixé à dimanche. Le Premier ministre britannique dit toutefois continuer à espérer au cas où il y ait "une grande proposition ou un grand changement" de la part de l'UE.

"Malheureusement", a-t-il souligné, "il y a actuellement deux choses essentielles sur lesquelles nous ne pouvons pas progresser. C'est ce genre de petite clause qu'ils ont incluse pour maintenir le Royaume-Uni prisonnier de ce qu'ils veulent faire en termes de législation, et qui ne fonctionne évidemment pas. Et puis il y a toute la question de la pêche, et là nous devons être en mesure de reprendre le contrôle de nos eaux", a t-il assené.

Si Londres et Bruxelles ne parviennent pas à s'entendre, les échanges entre les deux partenaires se feront à partir du 1er janvier selon les seules règles de l'OMC, synonymes de droits de douane et de quotas.

L'Irlande, en première ligne, veut croire jusqu'au bout à la possibilité d'un accord. "L'idée que le Royaume-Uni et l'UE ne peuvent pas mettre en place un nouveau partenariat constructif et positif dans le cadre de cette nouvelle relation, ce serait une énorme occasion perdue. Et les deux parties en sortiraient affaiblies", rappelle le chef de la diplomatie irlandaise Simon Coveney.

Selon le Times et le Guardian, quatre navires de 80 mètres de la Royal Navy seront prêts pour protéger les eaux britanniques dès le 1er janvier en cas de "no deal".

Trois sujets bloquent les discussions : la pêche, le règlement des différends dans le futur accord et les garanties exigées de Londres par l'Union européenne en matière de concurrence.

La Commission a d'ores et déjà présenté ses mesures d'urgence en cas de "no deal". Elles visent à maintenir une connectivité dans le transport routier et aérien pendant six mois, à condition que Londres fasse de même, et à garantir l'accès réciproque aux eaux des deux parties pour les bateaux de pêche en 2021.