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Réconciliation entre l'Arabie saoudite et le Qatar

Les dirigeants du Qatar et de l'Arabie saoudite
Les dirigeants du Qatar et de l'Arabie saoudite Tous droits réservés Amr Nabil/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved
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Par Euronews
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C'est l'épilogue d'une crise longue de trois ans et demi qui a profondément affecté le Golfe.

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C'est l'épilogue d'une crise longue de trois ans et demi qui a profondément affecté le Golfe. Le Qatar et les cinq autres pays du Conseil de coopération du Golfe ont signé un accord qui scelle leur réconciliation.

Une réconciliation avant tout avec l'Arabie saoudite, celle qui avait rompu la première les relations avec Doha et enclenché le boycott. C'est cette même Arabie saoudite qui a accueilli le sommet de l'apaisement, son prince héritier en profitant pour désigner une nouvelle fois l'ennemi commun :

"Nous devons unir nos efforts pour faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés, en particulier les menaces posées par le programme nucléaire du régime iranien, son programme de missiles balistiques et les projets de sabotage que l'Iran et ses proxies adoptent pour mener des activités terroristes et sectaires destinées à compromettre la sécurité et la stabilité dans la région", a déclaré Mohamed ben Salmane, le prince héritier saoudien.

L'Arabie saoudite, l'Egypte, les Émirats arabes unis et Bahreïn avaient rompu leurs relations avec le Qatar en juin 2017, l'accusant entre autres de soutenir des groupes islamistes et d'être trop proche de l'Iran.

Le boycott et la rupture des liaisons avaient isolé le Qatar, séparant de nombreuses familles et poussant Doha à se rapprocher davantage de l'Iran et de la Turquie qui lui offrirent leur aide. Pas tout à fait l'effet escompté par l'Arabie saoudite.

"Le calcul que fait notamment l'Arabie saoudite, c'est qu'une nouvelle administration arrive aux États-Unis, celle de Joe Biden, rappelle Dania Thafer, directrice exécutive du Forum international du Golfe. Et je pense qu'ils adopteront une position beaucoup plus sévère envers Riyad. Je crois donc qu'il est dans l'intérêt des Saoudiens de régler cette question dès à présent. Et de leur point de vue, c'est probablement le dossier majeur le moins coûteux à régler actuellement."

Si l'administration Trump s'était dans un premier temps rangée aux côtés de Riyad, elle faisait dernièrement pression pour une réconciliation régionale, l'objectif étant là encore d'isoler un peu plus l'Iran.

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