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Vaccination : Paris tente de désamorcer les critiques

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Par Euronews
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Vaccination contre le Covid-19, Strasbourg, 6 janvier 2021.
Vaccination contre le Covid-19, Strasbourg, 6 janvier 2021.   -   Tous droits réservés  Jean-Francois Badias/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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En France, l'exécutif tente de désamorcer les critiques sur la lenteur au démarrage de la campagne vaccinale, alors que le rebond épidémique se confirme dans l'hexagone avec plus de 25 000 nouveaux cas chaque jour.

Le pays comptait 12 500 personnes vaccinées ce mercredi, contre 5 000 la veille, selon le ministère de la santé. Un progrès certes, mais qui reste insuffisant au vu de l'urgence sanitaire, selon ce médecin :

"Il n'y aucune raison scientifique ni médicale de retarder cette vaccination", estime Jimmy Mohamed, médecin généraliste. "C'est une course contre la montre. Chaque semaine de perdue, c'est des personnes qui vont être hospitalisées, des personnes qui ne vont pas avoir accès aux soins, un système de santé qui risque d'être saturé et puis une perspective d'avoir le monde de la culture, les restaurants et les bars fermés... Le vaccin, c'est la clé de sortie de cette crise. La seule chose, c'est que le calendrier proposé n'est pas assez rapide et donc il faut accélérer la marche, nous n'avons plus de temps à perdre. Clairement, vu le calendrier proposé, avec les deux injections, on parle de 500.000 vaccins disponibles chaque semaine... A ce rythme-là, il va falloir plusieurs mois, peut-être années, avant d'avoir une immunité collective. Car le but du jeu, c'est de vacciner le plus grand nombre de personnes, pour que le virus s'arrête de circuler".

Le gouvernement s'est engagé à étendre sans délai la vaccination à tous les soignants de plus de 50 ans ou à risque, et plus seulement aux résidents et personnels des Ehpad. Les personnes de plus de 75 ans devraient aussi pouvoir se faire vacciner dès fin janvier dans des centres dédiés, dont le nombre devrait passer de 100 à 300 la semaine prochaine, et 500 celle d'après.

Près de 500 000 doses du vaccin Pfizer BioNTech devraient être disponibles chaque semaine, et

200 000 de celui de Moderna le premier mois. Un chiffre qui devrait ensuite passer à 500 000 les mois suivants, alors que 45 % des Français disent toujours ne pas avoir l'intention de se faire vacciner, d'après un récent sondage.