DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Covid-19 : pas de signes de ralentissement de l'épidémie en Europe

euronews_icons_loading
Covid-19 : pas de signes de ralentissement de l'épidémie en Europe
Tous droits réservés  Oded Balilty/Associated Press
Taille du texte Aa Aa

La propagation du virus s'accélère en Europe, et l'Allemagne est frappée de plein fouet, alors qu'elle s'en était mieux sortie que nombre de pays lors de la première vague.

Les semaines à venir promettent d'être encore plus difficiles a prévenu la chancelière allemande Angela Merkel, alors que son pays a dépassé les 40 000 morts du Covid-19 depuis le début de la pandémie.

"C'est un début d'année mitigé", a estimé la dirigeante allemande en conférence de presse. "Il y a d'abord de l'espoir. L'espoir que, pas à pas, nous finissions par maîtriser le coronavirus et retrouver notre liberté. Puis il y a cette dangereuse deuxième vague dans laquelle se trouve notre pays, comme tant de pays européens."

Ces prochaines semaines d'hiver seront probablement la phase la plus difficile de la pandémie.
Angela Merkel
chancelière allemande

La Suède aussi est durement frappée par cette seconde vague. Alors qu'il avait jusque là privilégié les mesures incitatives, le gouvernement vient de voter une loi pour permettre des restrictions plus fortes. Elle permettra notamment de limiter le nombre de personnes dans les magasins et les entreprises, et pour la première fois, des amendes pourront être données aux contrevenants.

Le variant britannique inquiète

En France, 8 nouveaux départements sont soumis depuis dimanche à un couvre-feu avancé à 18 h, et deux autres le seront mardi, portant le total à 25 départements - alors que près de 16 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures.

Les autorités surveillent de près le variant britannique, qui a contaminé 7 nouvelles personnes, à Marseille : "Cela s'est produit lors d'une fête de famille. Une personne est venue d'Angleterre, pour rejoindre sa famille ici et c'est comme ça qu'elle a été infectée", a détaillé Michèle Rubirola, première adjointe de Marseille chargée de la santé.

Toutes ces restrictions pèsent sur les populations, entraînant parfois des résistances. En République Tchèque, des milliers de personnes se sont rassemblées à Prague pour exprimer leur colère.

"Ils limitent les contacts entre les gens, les liens sociaux. Ils essaient de nous confisquer nos vies et de nous dicter ce que l'on peut faire ou non. On ne peut pas l'accepter", estime Stanislav Holman, un manifestant.

Les hôpitaux tchèques sont actuellement saturés de patients malades du Covid-19 et le pays est confronté à l'un des taux d'infection les plus élevés d'Europe.