DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Tunisie : des heurts entre policiers et manifestants

Par Euronews avec AFP
euronews_icons_loading
Tunisie : des heurts entre policiers et manifestants
Tous droits réservés  AP / Mosa'ab Elshamy
Taille du texte Aa Aa

En Tunisie, pour la deuxième nuit consécutive, des affrontements se sont produits entre manifestants et policiers dans la ville de Siliana. Les protestations ont commencé vendredi, après la diffusion d'une vidéo dans laquelle un policier agresse un berger, dont le troupeau est entré dans le siège du gouvernorat local.

Ces heurts interviennent dans un contexte particulier, car la Tunisie commémorait jeudi les 10 ans de la sa révolution et de l'exil du président Zine El Abidine Ben Ali. Depuis, la situation économique n'a pas évolué dans le pays, si bien que des appels à manifester avaient été lancés pour réclamer des réformes et plus de justice sociale.

Mais un confinement de quatre jours a été décidé par le gouvernement, à compter de jeudi, pour enrayer l'épidémie de Covid-19. Résultats, des affrontement ont eu lieu dans plusieurs villes tunisiennes, notamment à Sousse, Bizerte, et dans des quartiers de la capitale.

Remaniement gouvernemental

Ce samedi, le Premier ministre Hichem Mechichi a annoncé un vaste remaniement de son gouvernement affectant douze ministères notamment ceux de l'Intérieur, de la Justice et de la Santé.

Ce nouveau cabinet, dans lequel aucun des ministères redistribués n'a été attribué à une femme, doit encore être approuvé par le Parlement. "L'objectif de ce remaniement est d'avoir davantage d'efficacité dans le travail du gouvernement", a déclaré M. Mechichi à la presse.

Dix ans après la chute du président Ben Ali le 14 janvier 2011 sous l'effet d'un soulèvement populaire, la Tunisie connait toujours une instabilité politique et des problèmes socio-économiques.

La classe politique, plus fragmentée que jamais depuis les élections législatives de 2019, se déchire alors que l'urgence sociale s'accentue avec la pandémie de coronavirus (175 065 cas, dont 5 528 morts), qui s'ajoute à la hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics.