DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

La vaccination sur les rails en France ? Le nombre de doses de vaccins à disposition pose question

euronews_icons_loading
Fioles de vaccins Pfizer-BioNTech contre le Covid-19, Paris, 18 janvier 2021
Fioles de vaccins Pfizer-BioNTech contre le Covid-19, Paris, 18 janvier 2021   -   Tous droits réservés  Francois Mori/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
Taille du texte Aa Aa

De l'installation de centres de vaccination, à la réception, en passant par le stockage et à la distribution des doses de vaccins Pfizer-BioNTech, c'est toute une logistique qui s'est mise en route ces dernières semaines à travers la France. Si un seul maillon manque, rien ne fonctionne...

A l'hôpital de Gonesse au nord de Paris, ces précieuses doses de vaccins sont stockés à moins 70 degrés et tout est fait pour que la chaîne du froid ne soit pas brisée :

"On a tout, le scellé.., et la température est même un peu fraîche" dit le livreur au médecin en prenant les doses à emporter.

De l'hôpital, des livreurs prennent la route direction les mairies, comme de Gonesse à Saint Denis où des élus réceptionnent alors les doses, et beaucoup notent la parcimonie des distributions.

Delphine Floury, chargée de la Santé à la mairie de Saint Denis, explique :

"C'est extrêmement limité pour l'instant et du coup, on a besoin de faire très attention à la fois à ce qu'on reçoit et ce qu'on va effectivement déstocker, donc on compte et on vérifiera de manière à ne pas perdre de dose."

800 centres de vaccination ont déjà ouvert leurs portes en France. 422 000 personnes ont reçu la première injection du vaccin : 100 000 personnes dans les maisons de retraite, des soignants, des pompiers de plus de 50 ans, des plus de 75 ans qui le souhaitent et les personnes à risque.

Les Français ont rempli les planning de rendez-vous, mais le rythme des vaccinations pose question, car il n'y a pas encore de dose pour tout le monde.

Véronique Levieux, adjointe à la mairie de Paris en charge des Seniors, le déplore :

"Les équipes seraient prêtes à vacciner plus de personnes par jour, on a les équipements, le personnel, on a la volonté de la part des médecins de ville, il y a vraiment tout l'écosystème médical qui s'est mobilisé, avec les services des départements, donc on pourrait vacciner plus de personnes si nous avions plus de doses."

Dans de nombreux départements, il n'est même plus possible de s'inscrire pour recevoir la première injection.

Le gouvernement a reçu 1,6 million de doses. Cependant une grande partie du stock est à destination des EHPAD et toutes les doses ne peuvent être utilisées immédiatement sans s'assurer que celles nécessaires à la seconde injection soient disponibles trois à six semaines plus tard affirme le ministère de la Santé.

Pour vacciner les catégories prioritaires définies par les autorités de santé, il faudra avoir reçu 12 millions de doses. Et ce ne sera pas avant fin février-début mars, selon le calendrier prévisionnel des commandes de vaccin du gouvernement.