DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Vaccins contre le Covid-19 : entre retards de livraison et inégalités d'accès selon les pays

euronews_icons_loading
Vaccins contre le Covid-19 : entre retards de livraison et inégalités d'accès selon les pays
Tous droits réservés  Michael Sohn/AP
Taille du texte Aa Aa

Entre retards de livraison et inégalités d'accès selon les pays, la vaccination contre le Covid-19 va demander encore des ajustements.

Alors qu'un retard de livraison des vaccins de Pfizer/BioNTech en Europe faisait craindre de voir le nombre de doses livrées faiblir dans les prochaines semaines, les deux laboratoires se sont voulus rassurants samedi.

Ils ont indiqué avoir mis en place un "plan" pour limiter à une semaine les retards de livraison et pour "augmenter les capacités de fabrication en Europe afin de fournir beaucoup plus de doses au deuxième trimestre".

Cause de ce retard, des "modifications des processus de production" de l'usine belge de Puurs qui vont permettre d'augmenter les livraisons à partir de la semaine du 15 février, ont précisé les deux groupes.

Mais le rythme des livraisons n'est pas le seul motif d'inquiétudes. Au niveau mondial, c'est le manque de coordination pour permettre aux pays les moins riches d'avoir accès aux vaccins qui inquiète aussi le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres.

Il a regretté que "si les pays à revenu élevé ont accès aux vaccins, ce n'est pas le cas des pays les plus pauvres". "Notre monde a atteint une étape déchirante : la pandémie COVID-19 a maintenant fait deux millions de victimes. L'impact mortel de la pandémie a été aggravé par l'absence d'un effort mondial coordonné. En mémoire à ces deux millions de personnes, la communauté internationale doit faire preuve de davantage de solidarité", a-t-il souligné vendredi.

Une étude de l'institut de recherche Rand Europe montre que si la vaccination dans les pays développés peut permettre de réduire la baisse du PIB mondial, le manque d'accès des pays pauvres aux vaccins aura toujours un impact sur l'économie des pays les plus riches, avec lesquels ils échangent, et donc in fine, sur l'économie mondiale.

La situation de la pandémie

Dans plusieurs pays, les restrictions se durcissent alors que les variants du virus se propagent. La France, où plus de 413 000 personnes ont été vaccinées, a franchit samedi le seuil des 70 000 morts. Le même jour, un couvre-feu à 18 heures entrait en vigueur pour au moins 15 jours dans toute la métropole.

L'Italie a de son côté interdit samedi les vols en provenance du Brésil en raison d'un nouveau variant découvert dans ce pays, et va reconfiner à partir de lundi trois régions jugées à haut risque de contagion.

En Colombie comme au Liban, où les autorités ont imposé un confinement strict, les hôpitaux sont saturés. Au Brésil, le manque d'oxygène dans les hôpitaux de Manaus a provoqué vendredi des concerts de casseroles dans les grandes villes du pays en protestation contre le président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

A contre-courant, le gouvernement espagnol a annoncé samedi exclure pour l'instant un nouveau confinement, malgré une explosion des cas depuis les fêtes. Mais il pourrait permettre aux régions du pays d'avancer leur couvre-feu.

De l'autre côté du globe, l'une des plus grandes campagnes de vaccination au monde contre le Covid-19 a commencé samedi en Inde, qui prévoit d'immuniser 300 millions de personnes d'ici juillet. Le pays, le deuxième le plus peuplé au monde avec 1,3 milliard d'habitants, figure en deuxième position des nations les plus frappées par la pandémie avec plus de 10 millions de cas.

Le Cambodge a annoncé samedi une "aide" de la Chine qui va lui fournir un million de doses de son vaccin Sinovac. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Li a promis aux Philippines un don de 500 000 doses de vaccin. Et en Serbie, le président Aleksandar Vucic s'est réjoui de l'arrivée dans le pays d'un million de doses du vaccin chinois Sinopharm.