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Il y a un an, le 1er patient Covid-19 d'Europe, au CHU de Bordeaux

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Par euronews avec AFP, AP
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Archives - Message affiché à l'entrée du CHU de Bordeaux (sud-ouest de la France), le 21 mars 2020
Archives - Message affiché à l'entrée du CHU de Bordeaux (sud-ouest de la France), le 21 mars 2020   -   Tous droits réservés  NICOLAS TUCAT/AFP or licensors
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Il y a exactement un an, le premier patient Covid d'Europe était hospitalisé à Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Aujourd'hui, le professeur Malvy, qui l'a soigné, donne sa perception de l'épidémie.

Il y a un an, jour pour jour, le 23 janvier, ce médecin, Denis Malvy se trouvait en face du premier patient Covid d'Europe, Laurent Chu, Français d'origine chinoise, qui revenait précisément de Wuhan, épicentre du coronavirus.

Le professeur Malvy, expert en maladies infectieuses au CHU de Bordeaux, a rapidement pris la mesure du risque épidémique.

La prise en charge des premiers patients était assurément maximaliste, à tout point du vue. Il fallait mettre aussi des gardes devant leurs chambres. Parce qu'il y avait des tas de gens qui se baladaient. On leur demandait : "Tiens, je ne vous connais pas, vous êtes médecin ? Oui, oui, je suis médecin. Où ça ? A l'étage... Mais je ne vous ai jamais vu !" Et puis le bonhomme disparaissait.
Professeur Denis Malvy
Infectiologue, CHU de Bordeaux

Aujourd'hui, on le voit bien avec le nombre de contaminations quotidiennes, , on est loin d'en avoir fini avec ce virus. Mais l'infectiologue bordelais se veut optimiste, disant "(voir) la lumière au bout du tunnel".

Et il évoque ce qui pourrait être améliorer.

Je pense qu'il faut qu'on muscle, qu'on continue à travailler sur le "tester - tracer - isoler". On ne fait pas assez bien.
Ce n'est pas parce que nous avons les tests, que nous en avons beaucoup et que nous les déployons, que cela résout l'ensemble de la stratégie.
Professeur Denis Malvy
Infectiologue, CHU de Bordeaux

Concernant le vaccin, le professeur Malvy considère que cet un outil nécessaire mais qu'il n'est pas suffisant. Et ce spécialiste des épidémies de souligner l'importance des mesures barrières : le port du masque et la distanciation physique.

Son leitmotiv : "on ne peut pas tout prévoir, mais on a le devoir d'anticiper".