DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Accord sur le nucléaire iranien : "l'UE peut et doit jouer un rôle spécifique"

euronews_icons_loading
Accord sur le nucléaire iranien : "l'UE peut et doit jouer un rôle spécifique"
Tous droits réservés  ATTA KENARE/AFP or licensors
Taille du texte Aa Aa

L'accord nucléaire iranien de 2015 a été l'une des réalisations diplomatiques les plus marquantes de l'ère Obama. Mais la décision de Donald Trump de retirer les États-Unis de ce pacte a déclenché un désengagement progressif de l'Iran.

Sur Euronews, le représentant permanent de l'Iran auprès des Nations unies, Majid Takht Ravanchi, a toutefois déclaré que l'Europe pourrait contribuer à sauver l'accord : "L'Union Européenne peut et doit jouer un rôle spécifique. L'une des questions qui ont été mentionnées par notre ministre des affaires étrangères, M. Zarif, concernait le rôle que l'UE peut jouer pourfaciliter le retour des États-Unis au sein de l'accord. Le rôle que l'UE peut jouer est donc très clair et se fonde sur ce qui est écrit dans le plan d'action et dans la résolution 2231 des Nations unies".

L'ambassadeur a également contredit la récente déclaration du ministre iranien des renseignements, qui avait sous entendu que le pays pourrait chercher à se doter de la bombe atomique si les sanctions n'étaient pas levées. "Les armes nucléaires n'ont pas leur place dans notre doctrine défensive, a assuré Majid Takht Ravanchi.La fatwa de notre Guide suprême a clairement souligné que l'Iran n'avait aucun intérêt à posséder des armes nucléaires. En fait, les armes nucléaires sont interdites par la fatwa du Guide suprême. Par conséquent, nous n'avons aucun intérêt à acquérir des armes nucléaires et il n'y a pas eu de changement dans notre police en faveur de ces armes".

Dans le cadre de l'accord de 2015, l'Iran s'était engagé à autoriser les inspections de ses installations nucléaires par l'ONU en échange du retrait des sanctions économiques sévères. L'accord reste aujourd'hui au point mort, mais les choses pourraient changer avec le président Biden, qui a affirmé être prêt à revenir parmi les signataires sous certaines conditions