DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Mario Draghi obtient la confiance du Sénat, mais pour appliquer quel programme ?

euronews_icons_loading
Mario Draghi obtient la confiance du Sénat, mais pour appliquer quel programme ?
Tous droits réservés  Yara Nardi/AP
Taille du texte Aa Aa

262 voix pour, 40 contre, et 2 abstentions : une super majorité pour celui qui est surnommé "Super Mario". Le nouveau chef du gouvernement italien Mario Draghi a remporté mercredi soir le vote de confiance du Sénat. Mais pour quel projet ?

A la tête d'un gouvernement d'union nationale allant de la gauche à l'extrême-droite, celui qui est resté dans les mémoires pour son sauvetage de la zone euro quand il était président de la Banque centrale européenne part avec un bon point : le Sénat lui a accordé une nette confiance après qu'il a présenté un peu plus tôt un programme de reconstruction du pays frappé par la crise sanitaire.

Et la tâche est immense. "Notre principal devoir à nous tous, et mon devoir en tant que Premier ministre, est de lutter contre la pandémie par tous les moyens", a-t-il déclaré. "Après avoir obtenu des quantités suffisantes de vaccins, notre premier défi est de les distribuer rapidement et efficacement", a-t-il précisé.

Projet européen

Mario Draghi a aussi promis de lutter contre la crise économique en partie grâce aux 210 milliards d'euros versés par Bruxelles dans le cadre du plan de relance. L'Italie en serait le premier bénéficiaire, mais le versement de cette aide est lié à la présentation à Bruxelles d'ici à fin avril d'un plan détaillé de dépenses, l'une des missions du nouveau gouvernement. Avec cette manne financière, le nouveau chef du gouvernement a promis de prioriser les politiques environnementales et les innovations vertes.

Mario Draghi a aussi plaidé pour une "Union européenne plus intégrée qui aboutira à un budget public commun, capable de soutenir les Etats-membres durant les périodes de récession" et il veut aussi "renforcer" les relations "stratégiques" avec la France et l'Allemagne. Le nouveau chef du gouvernement va aussi tenter de se battre pour une répartition obligatoire des migrants entre les divers pays de l'UE.

Confrontée à l'arrivée de dizaines de milliers de migrants, l'Italie est l'un des pays les plus exposés et demande depuis des années la renégociation du règlement européen de Dublin, qui confie le traitement des demandes d'asile au pays d'arrivée.

La Chambre des députés doit voter à son tour la confiance ce jeudi, ultime étape pour conférer une pleine légitimité à son gouvernement, qui restera fragile, de part l'extrême diversité politique en son sein.