DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Présidentielle au Niger : Mohamed Bazoum l'emporte avec 55,75% des voix

euronews_icons_loading
Des soutiens de Mohamed Bazoum, lors d'un meeting le 18 février à Niamey, Niger
Des soutiens de Mohamed Bazoum, lors d'un meeting le 18 février à Niamey, Niger   -   Tous droits réservés  ISSOUF SANOGO/AFP or licensors
Taille du texte Aa Aa

Le candidat du pouvoir à la présidentielle au Niger, Mohamed Bazoum, l'a emporté avec 55,75% des voix face au candidat de l'opposition Mahamane Ousmane (44,25%), a annoncé mardi la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Ces "résultats sont provisoires et doivent être soumis à l'analyse de la Cour constitutionnelle", a déclaré Issaka Souna, président de la Céni, devant le corps diplomatique et les autorités nigériennes rassemblés au Palais des congrès de Niamey.

Le taux de participation au second tour de dimanche a été de 62,91%, selon la Céni qui a précisé que Bazoum avait recueilli 2 501 459 voix contre 1 985 736 à Ousmane sur un total de 7,4 millions d'électeurs appelés à voter.

Bazoum avait récolté 39,3% des suffrages au premier tour du 27 décembre 2020, contre presque 17% à Ousmane.

Juste avant la proclamation de ces résultats, l'opposition a dénoncé "un hold-up" électoral, exigeant "la suspension immédiate de la publication des résultats".

"Je demande à tous les Nigériens (...) de se mobiliser comme un seul homme pour faire échec à ce hold-up électoral", a ainsi déclaré à la presse Falké Bacharou, directeur de campagne Mahamane Ousmane.

Près du siège du parti au pouvoir où Mohamed Bazoum doit prendre la parole, des manifestants d'opposition se sont rassemblés, pourchassés par des policiers présents en nombre et tirant du gaz lacrymogène, a constaté un journaliste de l'AFP.

La vraie réussite du scrutin dans ce pays sahélo-saharien à l'histoire marquée par les putschs et déjà confronté à de multiples défis – dont celui des attaques jihadistes – réside dans l'acceptation des résultats définitifs par toutes les parties, selon de nombreux observateurs.