DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

L'Adieu de Rome à son ambassadeur assassiné en RDC et à son garde du corps

Access to the comments Discussion
Par euronews avec AFP, AP
euronews_icons_loading
Cercueils de l'ambassadeur Luca Attanasio et du carabinier Vittorio Iacovacci, 25 février 2021
Cercueils de l'ambassadeur Luca Attanasio et du carabinier Vittorio Iacovacci, 25 février 2021   -   Tous droits réservés  Andrew Medichini/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
Taille du texte Aa Aa

Des funérailles d'État à Rome pour l'ambassadeur Luca Attanasio et son garde du corps, le carabinier Vittorio Iacovacci...

La cérémonie s'est tenue ce jeudi en la basilique Sainte Marie des Anges et des Martyrs dans la capitale italienne.

Les corps du diplomate et du jeune carabinier étaient arrivés mardi soir à Rome à bord d'un avion militaire. Mercredi, les autorités avaient dû ensuite procéder à leur autopsie.

Luca Attanasio avait 43 ans, était marié et père de trois petites filles. Vittorio Iacovacci était seulement âgé de 30 ans.

Andrew Medichini/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
Zakia Seddiki, veuve de l'ambassadeur Luca Attanasio et l'une de leurs filles, 25 février 2021, RomeAndrew Medichini/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

L'Italie a demandé à l'ONU l'ouverture d'une enquête et des "réponses claires" après ce drame. Le lendemain de l'attaque du convoi du PAM, Stephane Dujarric, le porte-parole de l'ONU avait expliqué les faits :

"Vers 10h15, heure locale, les deux véhicules ont été arrêtés par un groupe armé et tous les passagers ont été contraints de descendre des voitures. Le conducteur du Programme alimentaire mondial de l'un des véhicules, Mustapha Milambo, a été tué à ce moment-là. Les six autres passagers ont ensuite été forcés de se rendre dans la brousse sous la menace d'une arme. Pendant l'échange de tirs, l'ambassadeur italien, Luca Attanasio, et son garde du corps, Vittorio Iacovacci, ont été mortellement blessés et sont ensuite décédés".

La province troublée du Nord-Kivu où a eu lieu l'embuscade est considérée comme l'une des zones les plus dangereuses de la République démocratique du Congo, à la lisière du parc national des Virunga.

Selon des responsables humanitaires, la route sur laquelle circulait le convoi n'avait cependant jamais nécessité d'escorte jusqu'ici.

Les autorités congolaises ont depuis décidé que "tous les diplomates, présents sur le territoire national, seraient désormais obligés de signaler tout déplacement à l'intérieur du pays auprès du gouvernement de la RDC".