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Un peu de transparence sur les fiches de paie en Europe

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Un peu de transparence sur les fiches de paie en Europe
Tous droits réservés  DANIEL LEAL-OLIVAS/AFP
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Apporter la transparence salariale pour réduire les différences de revenus entre femmes et hommes. C’est la proposition présentée jeudi par la Commission européenne. Elle rappelle à quelques jours de la Journée internationale des droits de la femme l’un des principes fondateurs de l’UE : à travail égal, salaire égal.

Cette mesure serait obligatoire pour les entreprises de plus de 250 salariés. Tous les travailleurs seraient alors en droit de demander des informations sur les salaires dans l’entreprise en fonction du genre et de la position dans la société.

En cas de non-respect les entreprises pourraient être mises à l’amende. Les employées pourraient aussi demander des compensations pour cette discrimination. "Plus il y a de transparence plus il y a de la sérénité pour l’employeur et pour les employés et donc plus il y a de sérénité sur le lieu de travail", explique Helena Dalli, Commissaire européenne en charge de l’Egalité.

Le patronat européen accueille cette idée avec une certaine méfiance. Cette proposition "n’est ni raisonnable ni proportionnée et c’est pourquoi nous avons de fortes inquiétudes", souligne Rebekah Smith, directrice adjointe des affaires sociales de BusinessEurope. Elle évoque une charge supplémentaire pour les entreprises.

En 2018 l’écart salarial était de :

  • 14,1% en moyenne dans l’UE
  • 15.8% en France
  • 1.4% au Luxembourg
  • 21.8% en Estonie

Les syndicats saluent cette proposition. Mais ils précisent qu’il s’agit pour eux d’un premier pas uniquement car des efforts supplémentaires sont nécessaires. "Il est un peu naïf de croire que les employeurs vont résoudre cela par eux-mêmes", insite la secrétaire générale adjointe de la Confédération européenne des syndicats Esther Lynch.

La proposition doit maintenant être approuvée par le Parlement européen et le Conseil, l’institution qui représente les Etats membres. Cette procédure pourrait nécessiter plusieurs années de discussion.

Journaliste • Grégoire Lory