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La Commission européenne veut consolider les retours volontaires

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La Commission européenne veut consolider les retours volontaires
Tous droits réservés  Stephanie Lecocq/AP
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Accroitre et mieux encadrer les retours volontaires des migrants. C'est le sens de la première stratégie en la matière proposée mardi par la Commission européenne. L'institution reconnaît que cet axe particulier de sa politique migratoire est un échec.

"En 2019 environ un demi-million de personnes ont reçu un ordre de retour et seulement 142 000 ont effectué ce retour. Cela veut dire que nous suivons environ un tiers des personnes censées partir", détaille le vice-président de la Commission Margaritis Schinas.

L’institution propose donc davantage de coopération avec les pays partenaires. Elle compte aussi désigner un coordinateur. Enfin Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, obtiendra un nouveau mandat pour prendre en charge ces retours.

Pour les ONG ce dernier point est particulièrement inquiétant. "Cela intervient à un moment où Frontex fait l'objet d'une enquête et d'un suivi pour des accusations de violations des droits fondamentaux dans laquelle elle serait impliquée. Il est donc risqué de donner un rôle additionnel à Frontex en particulier avec les pays tiers où les opérations tendent à être opaques", explique Catherine Woollard, directrice du Conseil européen pour les réfugiés et les exilés (ECRE). Elle souligne toutefois que les retours volontaires sont préférables aux retours forcés.

La Commission précise d'ailleurs que cette solution volontaire nécessite moins de moyen financier. Un départ forcé est évalué à 3 414 € contre 560 € pour un migrant qui décide volontairement de retourner dans son pays d'origine.