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Entretien : figure de l'opposition, Pavel Latushko lance un appel à la remobilisation au Bélarus

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Entretien : figure de l'opposition, Pavel Latushko lance un appel à la remobilisation au Bélarus
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Sa réélection contestée le 9 août 2020 a entraîné un mouvement de protestation sans précédent. Mais près d'un an plus tard, Alexandre Loukashenko est toujours au pouvoir au Bélarus, quand bien même le scrutin a été jugé frauduleux par l'opposition et Bruxelles. Les manifestants sont réprimés, et les opposants poussés à l'exil. Résultat, le mouvement en paie le prix et s'essouffle.

Pourtant, l'opposant en exil Pavel Latushko veut croire qu'il est encore possible de changer le cours des choses et de relancer le mouvement de contestation. Dans une interview à euronews, il appelle à de nouvelles manifestations ce dimanche.

"Nous voulons montrer que nous n'abandonnons pas, que nous ne sommes pas d'accord avec la falsification des élections qui ont eu lieu le 9 août 2020 et avec la violence que le régime exerce aujourd'hui contre les Biélorusses", explique-t-il. "Il est également très important pour nous d'envoyer un signal à la communauté mondiale pour dire que les Biélorusses ne sont pas d'accord avec le régime qui existe dans notre pays aujourd'hui."

Les opposants dénoncent les "arrestations arbitraires, les persécutions pénales à motivation politique" et même plus. Dix opposants au régime d'Alexandre Loukashenko ont déposé plainte pour des actes présumés de "tortures" en Allemagne, auprès du tribunal de Karlsruhe, qui dispose d'une compétence universelle. "Nous parlons de répressions contre des centaines de milliers de Biélorusses, des millions de Biélorusses en ce moment, avec des morts, des torturés", souligne Pavel Latushko.

Mais ni les manifestations d'ampleur, ni les sanctions européennes n'auront fait bouger Alexandre Loukashenko. "Vous dites que les "sanctions" contre 88 personnes et 7 entreprises, qui n'ont aucune importance pour l'économie du pays, sont de vraies sanctions ? Eh bien, Loukashenko, malheureusement, ne fait qu'en rire et utilise cela à des fins de propagande. Les vraies sanctions ne sont pas encore arrivées, il n'y a pas encore de sanctions efficaces", tacle l'opposant.

Outre les sanctions, les Occidentaux ont pour le moment eu du mal à peser par la voie diplomatique. Car la clé de la situation au Bélarus se trouve aussi dans le soutien de Moscou, qui perdure. En tout cas pour l'heure.