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Bruxelles prend acte à regret du clap de fin des négociations entre la Suisse et l'UE

Bruxelles prend acte à regret du clap de fin des négociations entre la Suisse et l'UE
Tous droits réservés -Symbolbild- Pixabay
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Par Euronews avec AFP
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La Commission regrette la décision helvétique de ne pas nouer un accord-cadre.

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Retour à la case départ pour les relations entre la Suisse et l'Union européenne. Après sept ans de négociations, le partenaire helvétique a mis fin aux espoirs de compromis. Il n'y aura pas d'accord général encadrant les liens et fixant les règles du jeu là où le flou persiste. La Commission en a pris acte à regret.

« Notre accord commercial avec la Suisse a presque 50 ans d'âge, rappelle Eric Mamer, porte-parole en chef de la Commission européenne. Nos paquets d'accords sectoriels ont plus de 20 ans d'âge. Et il est évident que la législation européenne continuant à évoluer, dès lors que nous n'avons pas d'accord-cadre, tous ces accords ne vont pas évoluer. Il y aura un décalage de plus en plus grand et ce sont des opportunités perdues pour les opérateurs suisses qui opèrent dans l'Union européenne. »

La Suisse craignait que cet alignement nuise à la protection de ses salaires, plus élevés que dans l'UE. Elle redoutait aussi un accès sans restriction des ressortissants européens à ses prestations sociales. Et les négociations n'en finissaient plus de piétiner.

Les points de blocage ont persisté ces dernières années, en particulier concernant les salaires, les règles sur les aides publiques et l'immigration. Mercredi, Ignazio Cassis, le ministre suisse des Affaires étrangères, a estimé que si son pays signait l'accord-cadre permettant aux citoyens européens de voyager librement en Suisse et d'y bénéficier d'aides sociales, cela entraînerait un changement de paradigme sur la politique de migration, or c'est une chose que le pays n'est pas prêt à accepter.

La Suisse risque néanmoins d'y laisser des plumes. L'Union européenne est de loin son premier partenaire commercial avec plus de 900 millions d'euros d'échanges par jour ouvrable, la moitié de ses exportations sont destinées à l'UE, et 1,5 million d'emplois y sont directement liées aux relations avec l'Europe.

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