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Gaza-Israël : l'ONU va enquêter sur les atteintes aux droits humains

Gaza-Israël : l'ONU va enquêter sur les atteintes aux droits humains
Tous droits réservés AP / John Minchillo
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Par Euronews avec AFP
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Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a voté la mise en place d'une commission pour enquêter sur d'éventuels crimes de guerre mais aussi sur les "causes profondes" du conflit israélo-palestinien.

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Moins d'une semaine après le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU lance une enquête internationale. Elle se penchera sur les atteintes aux droits humains commises depuis avril dans les territoires palestiniens et en Israël.

"Les récentes frappes israéliennes sur Gaza peuvent constituer des crimes de guerre, s'il s'avère que les civils ont été touchés sans distinction" a déclaré la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet.

"Crimes de guerre" à Gaza ?

"Bien qu'Israël ait pris un certain nombre de précautions, telles que l'avertissement préalable des attaques dans certains cas, les frappes aériennes dans ces zones densément peuplées ont fait un grand nombre de morts et de blessés parmi les civils, et ont entraîné la destruction généralisée des infrastructures civiles", a-t-elle souligné.

Michelle Bachelet a aussi rappelé que les tirs de roquettes du Hamas "ne font pas de distinction entre les objets militaires et civils, et leur utilisation constitue donc une violation manifeste du droit humanitaire international".

Une commission d'enquête "indépendante et permanente"

Selon la résolution votée par le Conseil, l'enquête sera menée par une "commission internationale indépendante et permanente". Sa mission va entre outre porter au-delà du récent conflit, puisqu'elle est aussi chargée d'examiner les "causes profondes des tensions", "y compris la discrimination et la répression systématiques fondées sur l'appartenance nationale, ethnique, raciale ou religieuse".

L'Autorité palestinienne a salué "un pas en avant" dans la protection des droits humains des Palestiniens. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui dénoncé une "décision honteuse" qui "encourage les terroristes dans le monde entier".

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