DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Évacuation de Goma dans la cohue, le volcan Nyiragongo sous haute surveillance

euronews_icons_loading
Évacuation de Goma dans la cohue, le volcan Nyiragongo sous haute surveillance
Tous droits réservés  Justin Kabumba/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
Taille du texte Aa Aa

L'odre d'évacuation donné à Goma, c'est dans la cohue et l'énervement, que des files de véhicules surchargés et des milliers de piétons tentaient de quitter la ville.

L'alerte a été donnée par le gouverneur de la province du nord-kivu jeudi. Le réveil du volcan Nyiragongo et ses coulées de lave souterraines qui se dirigent vers le lac Kivu menacent la vie des 600 000 habitants. Il y a un risque "d'éruption limnique", une explosion de gaz. 10 quartiers sur 18 doivent être vidés.

"Au début, ils nous ont dit d'attendre les détails du plan d'évacuation, ce matin nous avons été surpris d'entendre qu'il n'y a que ceux qui vivent dans certaines zones qui doivent évacuer. Ils ont dit qu'ils fourniraient des véhicules, mais pour l'instant il n'y a rien" déplore Fortunat Manegabe, un habitant de Goma, à pied, le long de la route, un matelas roulé sur le dos.

Des militaires et policiers, peu nombreux, tentaient d'encadrer cette évacuation vers Saké, à 25 km plus au nord-ouest de Goma. Mais depuis la première éruption inattendue de samedi dernier, 400 séismes ont suivi, et c'est la panique.

"Certains habitants de Goma vont à Kiwaja, d'autres dans le Grand Nord, comme le territoire de Rubero et d'autres encore ont pris la direction de Rutshuru. Les gens sont inquiets et s'ils fuient ce n'est pas parce qu'ils le veulent, c'est à cause de l'ordre du gouvernement provincial. Il nous ont dit d'évacuer parce qu'il y aura une autre éruption. Les gens se déplacent parce qu'ils ont peur", explique un autre habitant en fuite.

Les casques bleus de l'ONU ont également quitté la ville. L'ONU avait prévenu les autorités de la république démocratique du Congo qu'elle "relocalisait" son personnel international et national non essentiel.

La première éruption du Nyiragongo observée par des Occidentaux date de 1884 et c'est en 1948 qu'Haroun Tazieff a découvert à son sommet un des rares lacs de lave quasi permanents de notre globe terrestre. Ce lac de lave s'est déjà brutalement vidangé à plusieurs reprises au cours de l'Histoire. La dernière fois, c'était en 2002. Les écoulements de lave avaient alors tué environ 250 personnes, détruit 20 % de la ville de Goma et fait fuir des centaines de milliers d'habitants.

Sources additionnelles • AP, AFP