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Le parquet européen prend vie

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La cheffe du nouveau parquet europée Laura Kövesi
La cheffe du nouveau parquet europée Laura Kövesi   -   Tous droits réservés  Andreea Alexandru/AP
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Le parquet européen est désormais une réalité. Un nouveau chapitre s'ouvre dans la lutte contre la criminalité transfrontalière au sein de l’UE. C'est la Roumaine Laura Kövesi qui a lancé mardi à Luxembourg cette nouvelle instance qu'elle dirigera.

Le parquet pourra enquêter et poursuivre en justice les auteurs d'infraction dans les Etats membres qui ont rejoint le dispositif. Il agira à partir de la capitale luxembourgeoise et indépendamment des autorités judiciaires nationales. "Nous avons ouvert notre première affaire aujourd'hui. Cette première affaire est venue d'Allemagne et d'Italie. Après cela les procureurs délégués vont poursuivre leurs enquêtes. Nous sommes donc prêts à poursuivre les crimes qui relèvent de notre juridiction", explique Laura Kövesi.

L’inquiétude venue de Slovénie

Mais le parquet n'est pas encore au complet. Le gouvernement eurosceptique slovène n'a toujours pas désigné son représentant auprès de la nouvelle instance. Pour Laura Kövesi ce retard est le signe d'un manque de coopération de la part de Ljubljana pourtant membre du parquet commun. "Le gouvernement slovène met le parquet européen dans une situation très difficile car cela veut dire que nous ne pourrons pas améliorer notre niveau de protection au contraire il sera affaibli", explique la responsable du parquet.

Cinq Etats membres de l'Union européenne : la Hongrie, la Pologne, l'Irlande, la Suède et le Danemark ont décidé de ne pas participer au parquet européen. La Commission européenne appelle ces capitales à rejoindre cette instance d'autant plus qu'au cours des prochaines années ce sont près de 1800 milliards d'euros qui seront injectés dans l'économie européenne pour relancer l'activité.

"Si vous allez plus vite avec plus d'argent et avec souplesse, il y a plus de risque. Nous devons les convaincre qu'il est important de protéger le budget \_commun_", souligne le Commissaire européen en charge de la Justice Didier Reynders. Le parquet estime qu'il enquêtera sur près de 3 000 affaires par an et peut-être plus avec la mise en œuvre du plan de relance européen.