DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Crise climatique : les villes côtières "en première ligne"

Access to the comments Discussion
Par euronews avec AFP
euronews_icons_loading
Crise climatique : les villes côtières "en première ligne"
Tous droits réservés  FILIPPO MONTEFORTE/AFP or licensors
Taille du texte Aa Aa

Les villes côtières sont "en première ligne" de la crise climatique et beaucoup sont menacées d'extinction. Les experts climat de l'ONU (Giec) tirent une fois de plus la sonnette d'alarme dans un nouveau projet de rapport (non encore publié).

Un exemple parmi tant d'autres, à Venise, 90% des habitations menacent d'être submergés. Le système de digues qui empêche la marée haute d'entrer dans la lagune, est conçu pour des événements exceptionnels, mais ne pourra rien face à l'inexorable élévation du niveau des océans. Et d'ici 2100, il devrait monter de 50 cm.

"Une augmentation de 50 cm serait catastrophique pour Venise, car avec 50 cm de plus, le niveau de la mer atteindrait 82 cm et la place Saint-Marc se trouve à 80 cm au-dessus du niveau de la mer, ce qui signifie que la place Saint-Marc serait inondée en permanence", explique l'océanographe Georg Umgiesser, de l'Institut des sciences marines de Venise (CNR-ISMAR).

Dans le monde entier, le compte à rebours est enclenché pour nombre de mégapoles, petites îles, ports de commerce, et autres communautés arctiques. Et les conséquences pourraient se faire sentir très vite, du vivant de la plupart des populations actuelles soulignent les experts du GIEC.

Sous l'effet combiné de la fonte des glaces et de la dilatation des océans, la hausse du niveau des mers menace également de contaminer à l'eau salée les sols agricoles et d'engloutir des infrastructures stratégiques, comme les ports ou les aéroports.

Les scientifiques appellent à une baisse drastique et immédiate des émissions de CO2. "Les dangers concernent les sociétés et l'économie mondiale en général", s’alarment-ils en soulignant qu'"environ 10 % de la population mondiale et des actifs sont à moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer".