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A deux semaines des JO, l'état d'urgence sanitaire décrété à Tokyo

Par euronews
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A deux semaines des JO, l'état d'urgence sanitaire décrété à Tokyo
Tous droits réservés  Shinji Kita/AP
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Il y n'y aura que très peu ou pas de public lors des épreuves des Jeux olympiques de Tokyo. A deux semaines du début de l'événement, le Japon a décidé ce jeudi de déclarer l'état d'urgence sanitaire dans la capitale pendant toute la durée des JO. Les bars auront interdiction de vendre de l'alcool.

L'organisation des Jeux olympiques aura été compliquée jusqu'au bout. A quelques jours de l'allumage de la flamme dans le stade olympique de Tokyo le 23 juillet, les autorités ont décidé de nouvelles mesures pour endiguer la hausse du nombre de cas de Covid-19 sur l'archipel. En deux semaines, les infections quotidiennes ont presque doublé pour dépasser le seuil des 2 000 nouveaux cas ce mercredi.

"Le variant Delta, plus infectieux, représente désormais environ 30 % des cas. Ce chiffre devrait encore augmenter", a déclaré jeudi Yasutoshi Nishimura, ministre chargé de la gestion du Covid-19. "Nous allons déclarer un état d'urgence à Tokyo", a annoncé le Premier ministre Yoshihide Suga lors d'une réunion gouvernementale.

Selon Yasutoshi Nishimura, l'état d'urgence devrait fixer un nouveau plafond de 5 000 spectateurs ou 50 % de la capacité d'un site, selon le chiffre le plus bas. L'alcool sera désormais interdit dans les bars et les restaurants, qui devront fermer à 20 h.

Un huis clos probable

Des médias japonais évoquent pour leur part la possibilité d’un huis clos sur la plupart des sites olympiques. Les organisateurs n'ont jamais exclu que les épreuves puissent se dérouler sans public en cas d'aggravation de la situation sanitaire. Les spectateurs étrangers ont déjà été exclus par les organisateurs, une première dans l'histoire olympique. Environ 11 000 athlètes doivent participer aux compétitions.

Déjà retardé d'un an, les Jeux olympiques étaient sur la sellette ces derniers mois. Plusieurs sondages montraient que les Japonais étaient majoritairement favorables à un nouveau report ou à leur annulation pure et simple. Mais le Comité olympique international, en coordination avec les autorités locales, ont décidé de maintenir l'événement.

En janvier dernier, Thomas Bach, le président du CIO, admettait en janvier dernier qu'il n'y avait "pas de plan B" et promettait des Jeux "sûrs et réussis". Ce dernier est arrivé à Tokyo ce jeudi et doit respecter une quarantaine de trois jours dans sa chambre d'hôtel, depuis laquelle il participera à une série de réunions cruciales sûr la tenue de l'évènement.

Le Japon a décrété l'état d'urgence sanitaire à plusieurs reprises mais jamais de confinement strict. Il a été relativement épargné par la pandémie, avec un bilan de 14 900 décès recensés à ce jour. Mais contrairement à d'autres pays développés, le programme de vaccination est relativement lent dans l'archipel. À peine plus de 15 % de la population a été entièrement vaccinée.