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Ethiopie : le calvaire des prisonniers au Tigré

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Par Euronews avec AFP
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Les habitants se sont pressés pour voir les prisonniers défiler.
Les habitants se sont pressés pour voir les prisonniers défiler.   -   Tous droits réservés  AFP
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A l'extrême nord de l'Ethiopie, dans la région du Tigré, les combats continuent malgré le cessez-le-feu. Proposé par le gouvernement éthiopien, les dirigeants de la région, eux, l'ont rejeté.

Dans la capitaleMekele, les forces de libération de la région présentent leur butin de guerre : plusieurs milliers de membres des forces éthiopiennes capturés sont conduits jusqu'à la prison, sous les yeux des habitants.

Plus de 6000 soldats détenus

Selon le président de la région Debretsion Gebremichael, ce sont des criminels, mais ils ne peuvent pas tous les garder : "ce sont plus de 6000 soldats et officiers détenus dans ces centres. En tant que prisonniers de guerre, nous devons les libérer, mais si d'une manière ou d'une autre, nous obtenons des preuves, nous les garderons, car ils doivent être jugés".

Il n'y a pas de nourriture, et ils ne nous donnent pas les médicaments dont nous avons besoin, comme des analgésiques.
Sewareg Bireda
Membre des Forces de défense nationale éthiopiennes capturé par les Forces de défense du Tigré

Mais dans certains camps de prisonniers, les conditions sont désastreuses : les médecins attendent d'avantage d'aides internationales. La plupart des prisonniers doivent se soigner seuls, comme l'indique Sewareg Bireda, membre des forces de défense nationale éthiopiennes capturé par les Forces de défense du Tigré : "Après notre arrivée, nous nous sommes soignés seulement avec des pansements. On ne peut pas avoir de points de suture ici. En plus, il n'y a pas de nourriture, et ils ne nous donnent pas les médicaments dont nous avons besoin, comme des analgésiques. Mais, ils nous aident autant qu'ils le peuvent".

Les civils touchés par la famine

Alors que les forces du Tigré contrôlent désormais de vastes zones, la région est restée largement coupée du monde, avec des liaisons de transport et de communication coupées ou bloquées. Et après des mois de pillages et de destructions, les Nations Unies sont préoccupées par le sort de millions de civils, touchés également par la famine. Le programme alimentaire mondial a annoncé que des camions de fournitures étaient arrivés à Mekele lundi 12 juillet : deux semaines s'étaient écoulées depuis la dernière aide.

Le conflit dure depuis 8 mois dans cette région. Avec des milliers de morts, et des millions de déplacés, il menace de déstabiliser l'un des pays les plus peuplés et les plus puissants d'Afrique.