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Affaire Pegasus : Emmanuel Macron demande "un renforcement de tous les protocoles de sécurité"

Par euronews
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Conseil de défense autour de Pegasus
Conseil de défense autour de Pegasus   -   Tous droits réservés  AP Photo
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L'affaire Pegasus, au menu d'un Conseil de défense exceptionnel à l'Elysée. Emmanuel Macron a demandé, jeudi 22 juillet, "un renforcement de tous les protocoles de sécurité" des moyens de communication sensibles. Il "a lui-même changé de téléphone et de numéro de téléphone pour certains échanges", précise-t-on dans l'entourage du président. L'enquête doit déterminer si des données des téléphones du président ont effectivement été visées, et extraites.

Emmanuel Macron a-t-il été espionné par le logiciel Pegasus, comme l'ont révélé les journalistes de l'organisation Forbidden Stories, à l'instar de 50 000 autres numéros de portable dans le monde ?

"Le Président a exigé un renforcement de tous les protocoles de sécurité en parallèle des opérations techniques de détection et clarification en cours" sur l'affaire, a précisé la présidence après les révélations sur la présence des téléphones d'Emmanuel Macron parmi les cibles potentielles du logiciel espion.

Emmanuel Macron "a lui-même changé de téléphone et de numéro de téléphone pour certains échanges", a-t-elle ajouté, à l'issue de cette réunion organisée avant son départ pour le Japon afin d'assister à la cérémonie d'ouverture des JO de Tokyo.

"Le président prend ce sujet très au sérieux et suit de près les avancées de l'enquête", souligne l'Elysée, répétant que si les faits étaient "avérés", ils seraient "évidemment très graves", la présidence précise qu'"aucune certitude à ce stade n'est apparue, donc la prudence reste de mise dans les commentaires".

Le Maroc conteste

Selon les révélations des médias, les numéros de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe et de 14 membres du gouvernement figuraient "dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l'Etat marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage".

Le Maroc, conteste son implication dans cette affaire destinée, selon lui, à "déstabiliser la relation diplomatique profonde entre le Maroc et la France". Le royaume a décidé d'attaquer en diffamation Amnesty et Forbidden Stories devant le tribunal correctionnel de Paris.