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Affaire Pegasus : 1000 personnes ont manifesté à Budapest pour demander la démission du gouvernement

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Par Margaux Racaniere
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Des membres du parti d'opposition Momentum manifestent contre la surveillance des journalistes et des avocats par le gouvernement, révélée par l'Affaire Pegasus
Des membres du parti d'opposition Momentum manifestent contre la surveillance des journalistes et des avocats par le gouvernement, révélée par l'Affaire Pegasus   -   Tous droits réservés  Image : Anna Szilagyi | AP 2021
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Au moins 300 Hongrois auraient été visés par le logiciel israélien Pegasus. D'après l'enquête internationale du consortium international de journalistes autour de l'association Forbidden Stories, des journalistes, des avocats et des opposants politiques auraient été mis sous écoute par leur gouvernement. Ce lundi à Budapest, il étaient plusieurs milliers à manifester contre la surveillance généralisée.

Le logiciel espion Pegasus s’infiltre dans les smartphones. Il permet de contrôler les micros et les caméras, d'accéder aux communications, même cryptées et à toutes les photos et vidéos du téléphone. Dans le cas des journalistes, les hackers peuvent accéder aux conversations avec les sources.

Nous vivons dans un état qui nous surveille, dans lequel le gouvernement peut voir tous vos secrets, même les mieux cachés. Il peut vous espionner juste parce que vous n'êtes pas d'accord avec le système.
Anna Donáth
Parlementaire européenne (Renew Europe)

"Chaque pays a besoin de tels outils" Judit Varga, ministre de la justice

La manifestation de ce lundi a été organisée par plusieurs partis d'opposition hongrois, parmi lesquels le parti centriste Momentum (en violet) et le parti libéral DK (en bleu). Ils demandent la démission du gouvernement de Viktor Orbán.

"Notre demande est la démission du gouvernement" a réaffirmé l'euro-députée Anna Donáth

Le gouvernement n'a, de son côté, ni confirmé ni infirmé avoir utilisé le logiciel Pegasus, mais a soutenu que toutes les activités de surveillance secrète étaient menées conformément à la loi hongroise.

A Bruxelles, la semaine dernière, la ministre de la Justice Judit Varga n'a pas voulu dire si la Hongrie avait acheté le logiciel d'espionnage, mais a déclaré aux journalistes que "Chaque pays a besoin de tels outils ! [...] C'est une illusion si quelqu'un essaie d'en faire un problème", a-t-elle déclaré.

Emmanuel Macron peut-être sous écoute

En France, une enquête a été ouverte sur l'espionnage présumé du président Emmanuel Macron et de plusieurs personnalités politiques et médiatiques par le gouvernement marocain.

Le ministre israélien de la défense Benny Gantz est attendu à Paris cette semaine pour évoquer la responsabilité de la société israélienne productrice de Pegasus : NSO Group.