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À Kiev, Angela Merkel tente de rassurer sur le gaz russe

À Kiev, Angela Merkel tente de rassurer sur le gaz russe
Tous droits réservés AP/Ukrainian Presidential Press Office
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Par Euronews avec AFP
Publié le Mis à jour
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Au cœur des discussions avec le président ukrainien, ce projet, bientôt achevé, qui fait de l'ombre à Kiev, le Gazoduc Russo-allemand Nord Stream 2.

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Apres Moscou, c'est a Kiev que s'est rendue ce dimanche Angela Merkel pour sa "tournée d'adieu" dans l'est. À cinq semaines des élections législatives en Allemagne, la chancelière a voulu mettre un dernier tour de vis aux efforts de résolution au conflit qui couve entre les deux pays depuis 2014.

"Je pense qu'il faut organiser une nouvelle réunion avec les présidents russe et ukrainien, ainsi que le président français et moi-même. Je vais demander à nos conseiller de l'organiser et nous devrions faire des progrès." a affirmé Angela Merkel lors dune conférence de presse avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky qui était d'accord pour déclarer que "le sujet prioritaire d'aujourd'hui est le processus de règlement pacifique de la situation dans le Donbass."

Mais sans surprise, c'est le dossier du gazoduc russo-allemand Nord Stream 2 qui a dominé les discussions entre Volodymyr Zelensky et la chancelière allemande, cette dernière ayant à cœur de tenter de rassurer une dernière fois un président ukrainien, très réticent.

"Nous voyons ce Project exclusivement sous le prisme de la sécurité et nous considérons qu'il représente une dangereuse arme géopolitique du Kremlin" a martelé Volodymyr Zelensky. "Les principaux risques avec l'achèvement de Nord Stream 2 pèseront sur l'Ukraine", a-t-il insisté.

"Nous avons clairement indiqué que nous préconiserions de nouvelles sanctions dans le cadre européen si ce soupçon d'utilisation du gazoduc comme une arme est avéré", s'est empressé de rétorquer la chancelière.

Craintes d'invasion russe

Ce tuyau quasiment achevé et passant sous la mer Baltique reliera directement la Russie et l'Allemagne, privant l'Ukraine d'au moins 1,5 milliard de dollars par an qu'elle touche actuellement pour le transit du gaz russe par son territoire et d'un levier face à son adversaire russe.

Outre les pertes financières, Kiev craint que l'arrêt du transit puisse faciliter une éventuelle invasion, car la Russie n'aura plus à se soucier de l'infrastructure gazière ukrainienne pour alimenter ses principaux clients européens en gaz.

Moscou a déjà fait monter la pression au printemps en massant des dizaines de milliers de soldats à la frontière.

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