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Procès des attentats du 13 Novembre : Abdeslam redit qu'il est "un combattant de l'Etat islamique"

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Par Olivier Peguy avec AFP, AP
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Sécurité renforcée à l'entrée de la salle d'audience où se déroule le procès des attentats du 13-Novembre / Paris, le 08/09/2021
Sécurité renforcée à l'entrée de la salle d'audience où se déroule le procès des attentats du 13-Novembre / Paris, le 08/09/2021   -   Tous droits réservés  Michel Euler/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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En France, c'est un procès historique qui a débuté ce mercredi à la mi-journée à Paris, le procès des attentats terroristes du 13 Novembre 2015. Dès l'ouverture, le principal accusé, Salah Abdeslam, a rappelé qu'il était un "combattant de l'Etat islamique".

Le procès qui s'est ouvert devant la cour d'assise spéciale est censé faire la lumière sur ce qui s'est passé le 13 novembre 2015, les attaques à St-Denis et Paris qui ont fait 130 morts et 350 blessés. Ce sont les attentats djihadistes les plus sanglants jamais commis en France.

L'audience s'est ouverte à la mi-journée sous très haute surveillance. Près d'un millier de membres des forces de l'ordre seront mobilisés pour la sécurité du procès.

Et dès l'ouverture de l'audience, le principal accusé, Salah Abdeslam a déclaré : "Il n'y a pas de divinité à part Allah. J'ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l'Etat islamique".

Le franco-marocain de 31 ans était le premier des accusés à être interrogé sur son identité et sa profession.

Dans la matinée, sous l’œil des caméras, un convoi ultra-sécurisé avait quitté la prison de Fleury-Mérogis, où Salah Abdeslam est, depuis plus de cinq ans, incarcéré à l'isolement total.

Un procès prévu sur 9 mois

La cour d'assises spéciale doit juger vingt accusés, soupçonnés d'être impliqués à divers degrés dans la préparation des attaques.

Dix prendront place dans le box aux côtés de Salah Abdeslam. Trois autres, sous contrôle judiciaire, comparaîtront libres.

Six autres enfin sont jugés par défaut, dont le donneur d'ordres et vétéran du jihad Oussama Atar, et les "voix" françaises de la revendication de l'EI, les frères Fabien et Jean-Michel Clain, tous trois présumés morts en Syrie.

Le procès se déroule dans une salle construite spécialement pour l'occasion dans l'ancien palais de justice de Paris. Il devrait durer près de neuf mois, une durée sans précédent pour une audience criminelle en France.

"Ce sera le procès sans doute le plus long de l'histoire", a dit à l'AFP Me Christian Saint-Palais, avocat d'un des accusés.

Ces attentats du 13-Novembre sont "entrés par effraction dans les mémoires et notre mémoire collective", a commenté ce mercredi matin, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti.

Pour lui, le défi du procès est double : que la justice "soit rendue conformément aux règles qui sont les nôtres depuis des siècles et que nous soyons au rendez-vous logistique".