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Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy condamné à un an de prison ferme

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Par Euronews avec AFP
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Nicolas Sarkozy, ex-président français
Nicolas Sarkozy, ex-président français   -   Tous droits réservés  Ludovic Marin/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved
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Nicolas Sarkozy a été déclaré coupable jeudi à Paris de financement illégal de sa campagne de 2012, dans l'affaire Bygmalion. L'ancien président de la République française a été condamné à un an de prison ferme. Cette peine est donc supérieure aux réquisitions du parquet qui avait proposé un an dont 6 mois avec sursis.

Après le jugement, l'avocat de Nicolas Sarkozy a fait savoir que son client allait faire appel de sa condamnation. "Le président Sarkozy, avec qui je viens de m'entretenir au téléphone, m'a demandé de faire appel, ce que je vais faire immédiatement", a ainsi déclaré son avocat Thierry Herzog à la sortie de la salle d'audience du tribunal de Paris.

Surveillance électronique

Nicolas Sarkozy, qui n'était pas présent ce jeudi au tribunal correctionnel de Paris, "a poursuivi l'organisation de meetings", après avoir été "averti par écrit du risque de dépassement" du plafond légal, a dit la présidente du tribunal Caroline Viguier, lors de la lecture du jugement à l'encontre de l'ancien président et des 13 personnes qui ont comparu à ses côtés, toutes également déclarées coupables de complicité de financement illégal de campagne électorale.

En outre, la peine de Nicolas Sarkozy, comme celles des autres prévenus, sera "aménagée et exécutée sous le régime de la surveillance électronique".

Les coprévenus de l'ex-chef d'Etat ont été condamnés, eux, à des peines de 2 ans à 3 ans et demi de prison, dont une partie avec sursis. Mais contrairement à ces derniers – des anciens cadres de la campagne et de l'UMP, devenue depuis LR, ainsi que de la société Bygmalion qui a organisé les meetings – Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour le système de double facturation imaginé pour masquer l'explosion des dépenses de campagne autorisées.

Au final, le coût de la campagne était, selon l'accusation, d'au moins 42,8 millions, soit près du double du plafond légal à l'époque.

C'est la deuxième condamnation en quelques mois pour l'ancien locataire de l'Elysée. En mars dernier, il avait été condamné à trois ans de prison, dont un ferme, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des écoutes. Nicolas Sarkozy avait également fait appel de ce jugement.