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L'avion "renifleur" qui traque les gaz émis par les navires en mer du Nord

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Par euronews avec AFP
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L'avion "renifleur" des garde-côtes belges survolant un navire en mer du Nord, le 30/09/2021
L'avion "renifleur" des garde-côtes belges survolant un navire en mer du Nord, le 30/09/2021   -   Tous droits réservés  KENZO TRIBOUILLARD/AFP or licensors
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Les garde-côtes belges utilisent un petit avion pouvant capter les gaz polluants émis par les navires en mer du Nord. Et cela a un effet dissuasif !

Le petit avion bimoteur des garde-côtes belges ne paie pas de mine, et pourtant, c'est une arme anti-pollution redoutable !

Il est équipé d'instrument de contrôle de la pollution atmosphérique. Il capte, en temps réel, les gaz polluants dégagés par les navires.

L'avion survole les bateaux, nombreux en mer du Nord. Et il détecte ce qu'il y a dans les panaches de fumée.

Ward Von Roy est un des ingénieurs chargés de la collecte des données.

« Dans l'avion, explique-t-il, on a installé un capteur qui s'appelle une "renifleur". Avec ce "renifleur", on peut contrôler les émissions des navires. En fait, on contrôle deux réglementations relatives à l'émission des navires : l'une est le SOx, le soufre, et l'autre est le NOx, l'azote. »

« C'est très efficace, poursuit-il, car on peut contrôler jusqu'à 10-15 navires par heure. En comparaison, un inspecteur dans le port, ne peut inspecter qu'un navire par jour. Donc on peut contrôler beaucoup plus de navires qu'un autre système. »

300 000 euros d'amende

Si le renifleur détecte une teneur trop élevée en gaz toxique, alors, un second contrôle a lieu, une fois le navire arrivé à destination.

Et le cas échéant, l'armateur doit payer une amende jusqu'à 300 000 euros. Plus le coût lié à l'immobilisation. De quoi dissuader les pollueurs.

Ce dispositif de captage des fumées mis au point par une université suédoise fait la fierté des gardes-côtes belges.

Et la pollution d'hydrocarbures

Outre les émissions polluantes, ce travail aérien permet aussi le repérage de tâches d'hydrocarbures ou d'infractions sur les zones de pêche. "Ou tout simplement d'un conteneur ou de cages de moules perdus en mer", relève Benjamin Van Roozendael, de l'Institut royal des sciences naturelles, partenaire de l'initiative.