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Licences de pêche : face à Londres, Paris réclame un soutien "ferme" de Bruxelles

Licences de pêche : face à Londres, Paris réclame un soutien "ferme" de Bruxelles
Tous droits réservés AP Photo
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Par euronews avec AFP
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Devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre français Jean Castex a exigé davantage de fermeté de la Commission européenne pour "veiller au respect du terme de l'accord" du Brexit

Paris hausse encore le ton dans le conflit qui l'oppose au Royaume-Uni et réclame un soutien plus ferme de la part de la Commission européenne.

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Le différend porte sur l'attribution des licences de pêche dans les eaux britanniques. Des demandes ont été refusées à plusieurs bateaux français. L'accord du Brexit prévoit que les Européens puissent continuer à pêcher dans certaines zones à condition d'obtenir cette licence.

Le Premier ministre français Jean Castex a rappelé devant l'Assemblée nationale que c'est à Bruxelles de veiller au respect de l'accord du Brexit. "C'est la Commission qui doit veiller au respect du terme de l'accord. Je le dis aussi avec clarté devant la l'Assemblée nationale. La commission bouge, elle doit le faire davantage et veiller de manière plus ferme au respect des engagements souscris par le Royaume-Uni," a-t-il clamé.

75 demandes de licences définitives de bâteaux français ont été rejetées par Jersey, sur un total de 169 dossiers déposés par Paris. Les autorités françaises agitent des menaces de rétorsion contre les îles anglo-normandes alimentées en électricité depuis la France par câble sous-marin.

"Il faut garder le sens de la mesure", a répondu mardi le ministre du Brexit, David Frost, en marge d'une conférence du parti conservateur. "Nous avons accordé 98% des licences demandées par des bateaux européens pour pêcher dans nos eaux. (...) Nous n'acceptons pas d'être accusés de ne pas respecter l'accord".

"Nous avons été extrêmement généreux et les Français se concentrent sur une petite catégorie de bateaux et disent que nous avons été déraisonnables: ça ne reflète pas très bien nos efforts", a poursuivi le ministre britannique. "S'il y a une réaction de la part de la France, il lui faudra convaincre les autres pays de l'Union, et il faudra que cette réaction soit proportionnée".

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