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Gaz à effet de serre : le cri d'alarme de l’ONU avant la COP26

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Par Euronews  avec AFP
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Gaz à effet de serre : le cri d'alarme de l’ONU avant la COP26
Tous droits réservés  Sam McNeil/AP

À six jours de la COP26 à Glasgow, l'Organisation des Nations unies** tire lundi 25 octobre, la sonnette d'alarme sur le réchauffement climatique : les gaz à effet de serre ont atteint des sommets en 2020.**

Contrairement à ce que l’on pensait, le ralentissement de l'économie imposé par la pandémie de Covid-19 "n'a pas eu d'incidence perceptible" sur le réchauffement climatique. Une fois encore la concentration des gaz à effet de serre, qui piègent la chaleur dans l'atmosphère, a atteint un niveau record en 2020.

Le constat du dernier bulletin de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence de l'ONU, est sans appel : "Nous avons à nouveau battu des records pour les principaux gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d'azote." a indiqué Petteri Taalassecrétaire général de l'OMM. "La tendance négative que nous observons depuis des décennies, s'est poursuivie."

Vers un réchauffement "catastrophique" de 2,7°C.

Au rythme où augmentent les concentrations de gaz à effet de serre, l'élévation des températures à la fin du siècle sera bien supérieure aux objectifs de l'Accord de Paris, fixés entre 1,5 et 2 degrés Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. A indiqué l’agence des Nations Unies.

Selon la dernière évaluation de l'ONU, malgré les engagements de réduction des émissions actuelles de près de 200 pays, le monde se dirige vers un réchauffement "catastrophique" de 2,7°C.

Un sévère avertissement avant le sommet de la COP26, la conférence des Nations unies sur le changement climatique, prévue à Glasgow du 31 octobre au 12 novembre.

Le CO2 aussi en augmentation

L'ONU espère que les dirigeants mondiaux prendront à Glasgow des mesures pour maintenir la planète sur une trajectoire supportable de réchauffement dans les prochaines années, alors que les données montrent que les niveaux de CO2 ont eux aussi continué d'augmenter en 2021.

Selon l’OMM, le monde peut encore rectifier le tir et repenser l'industrie, le secteur énergétique et les transports. "Des économiquement abordables et techniquement faisables" selon l’agence onusienne, qui ajoute qu’il n'y a "pas de temps à perdre".

La température mondiale continuera d'augmenter tant que les émissions se poursuivront. Et, étant donné que le CO2 demeure pendant des siècles dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans l'océan, le réchauffement déjà observé persistera pendant plusieurs décennies, même si les émissions nettes étaient ramenées à zéro rapidement, prévient cependant l'OMM.