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Masters 1000 de Paris : Djokovic prend sa revanche sur Medvedev et fait tomber des records

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Par Euronews  avec AFP
Le n°1 mondial Novak Djokovic au moment de sa victoire en finale du Masters 1000 de Paris, le 7 novembre 2021, Paris, France
Le n°1 mondial Novak Djokovic au moment de sa victoire en finale du Masters 1000 de Paris, le 7 novembre 2021, Paris, France   -   Tous droits réservés  Thibault Camus/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

Deux mois après son rêve de Grand Chelem brisé à l'US Open par Daniil Medvedev, Novak Djokovic a pris sa revanche sur le Russe, renversé 4-6, 6-3, 6-3, pour s'offrir un sixième trophée record au Masters 1000 de Paris dimanche.

Sa victoire au terme d'un duel de haute volée a fait bondir de joie Stefan, son fils de sept ans grimpé sur le rebord de la tribune, et qu'il est venu embrasser à peine le match terminé, comme sa fille Tara, quatre ans et les cheveux minutieusement tressés comme ceux de sa mère Jelena.

"C'est très spécial, c'est la première fois que mes deux enfants ensemble regardent un de mes matches, c'est une très belle sensation", a-t-il expliqué en français, même intimidé par le niveau de Medvedev qui venait de s'exprimer ("Ohlala, quel niveau de français magnifique !").

Après un été de désillusion, du podium olympique manqué à Tokyo (4e après deux défaites, en demi-finales et dans le match pour la médaille de bronze) à la finale de l'US Open perdue contre Medvedev, dernière marche vers un rarissime Grand Chelem, Djokovic ne pouvait pas mieux rebondir: non seulement le Serbe de 34 ans s'est imposé dès son tournoi de reprise, mais en plus aux dépens de son tombeur new-yorkais.

"Nole" couronne aussi de la plus belle des manières la semaine qui l'a vu s'emparer d'un nouveau record de l'histoire du tennis: celui du nombre de saisons terminées sur le trône de N.1 mondial.

"J'ai tourné la page"

Depuis la veille, il est assuré d'y parvenir pour la septième fois de sa carrière. Mieux que Pete Sampras, avec lequel il était jusque-là à égalité. Mieux aussi que ses deux grands rivaux, Roger Federer et Rafael Nadal (5), avec lesquels il partage depuis Wimbledon le record de titres majeurs (20).

"Je ne passe pas mes journées à me morfondre parce que je n'ai pas fait le Grand Chelem cette année, assure Djokovic. J'ai tourné la page, et j'ai fait ce pour quoi j'étais venu: assurer la place de n°1 mondial en fin d'année et gagner le trophée."

Au passage, il est aussi désormais le seul détenteur du record de titres en Masters 1000, la deuxième catégorie de tournois la plus importante du circuit ATP, créée en 1990, avec un 37e trophée. Nadal, presque hors circuit depuis Roland-Garros (2 matches joués en août), en compte 36.

Il s'agit de son cinquième titre en 2021, après l'Open d'Australie, Roland-Garros et Wimbledon, et Belgrade. Au total, de son 86e. Dans ce domaine, il est encore à distance du haut du panier (109 pour Connors et 103 pour Federer).

"J'ai le sentiment que les gens commencent de plus en plus à avoir du respect non pas tant pour lui que pour ce qu'il réalise dans le tennis, parce qu'il continue à battre des records", estime Medvedev.

Au filet, avec réussite

Reste deux rendez-vous à Djokovic pour finir en beauté 2021: le Masters de fin de saison à Turin dans une semaine (14-21 novembre), et la Coupe Davis à partir de la semaine suivante (25 novembre-5 décembre), pour la deuxième édition de sa formule revisitée.

Face à un Medvedev infaillible ou presque dans la première manche (seulement 4 fautes directes contre 16 pour Djokovic), le N.1 mondial a ensuite trouvé la solution pour le déborder: prendre d'assaut le filet - avec une certaine réussite (27 points gagnés sur 36).

Dans les deuxième et troisième sets, il a fait tôt la différence (3-1 et 3-2). C'est principalement à la volée qu'il a empêché le débreak du tenant du trophée parisien quand il a servi pour égaliser à une manche partout, dans un jeu de plus de dix minutes.

Dans le set décisif, Medvedev a bien comblé un de ses deux breaks de retard (de 5-2 à 5-3), mais Djokovic a conclu dans la foulée sur le service adverse, dès sa première occasion.

"J'ai beaucoup souffert", a reconnu le N.2 mondial. "J'ai beaucoup souffert aussi, et à New York aussi", a rappelé "Djoko".

Ca a également été le cas de ces deux fervents supporters serbes en tribunes, l'un coiffé d'un chapeau traditionnel, l'autre agrippé à son drapeau les mains jointes dès les tout premiers points de la rencontre.

Ce n'était que la deuxième fois de l'histoire du tournoi parisien que la finale opposait les N.1 et N.2 mondiaux, après 1990, avec Stefan Edberg et Boris Becker.