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Géorgie : les soutiens de Mikheïl Saakachvili manifestent à Tbilissi

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Par Stephane Hamalian  & Euronews  avec AFP
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Manifestation des partisans de l'ex-président Mikheil Saakashvili à Tbilissi (Géorgie), le 10/11/2021
Manifestation des partisans de l'ex-président Mikheil Saakashvili à Tbilissi (Géorgie), le 10/11/2021   -   Tous droits réservés  VANO SHLAMOV/AFP or licensors

En Géorgie, des milliers de personnes ont manifesté mercredi dans la capitale, pour exiger le transfert de Mikheïl Saakachvili dans une clinique privée.

Lundi, les services pénitentiaires avaient annoncé le transfèrement de l'ex-président vers un hôpital-prison afin d'"éviter l'aggravation de son état de santé" après 39 jours de grève de la faim. Mais Mikheïl Saakachvili a affirmé craindre pour sa vie à l'occasion de ce transfèrement, et assuré avoir été maltraité physiquement par ses gardiens.

Dès l'annonce de son hospitalisation lundi, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans le pays. Lors du rassemblement de ce mercredi, 46 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre.

"Tous les jours, des actions de protestation seront organisées à différents endroits, partout où nous le pourrons, nous créerons des problèmes et des désagréments pour le gouvernement", a annoncé Ana Tsitlidze, membre de l'opposition géorgienne du Mouvement national uni fondé par Mikheïl Saakachvili, face à des journalistes.

"Ils doivent savoir que jusqu'à ce que nos demandes soient satisfaites, et avant tout, jusqu'à ce que Saakachvili soit transféré dans une clinique privée où il est possible de le soigner, nous serons partout, devant chaque bâtiment administratif."

Président pro-occidental de 2004 à 2013 et maintenant considéré comme le chef de l'opposition, Mikheïl Saakachvili était retourné le 1er octobre en Géorgie après un exil de huit ans. Immédiatement arrêté, il a été emprisonné en application d'une condamnation pour "abus de pouvoir", qu'il juge purement politique.

Son emprisonnement a encore aggravé la crise politique en Géorgie, qui a commencé avec les législatives de l'an dernier, remportées de peu par le parti au pouvoir Rêve géorgien et considérées par l'opposition comme falsifiées.

Mardi, les États-Unis ont exhorté Tbilissi à prendre des mesures immédiates pour garantir la santé de l'ex-président géorgien.