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Crise UE-Bélarus : activistes et ONG vont saisir la Cour pénale internationale

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Par Valérie Gauriat
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Un enfant pleure alors que d'autres exilés du Moyen-Orient et d'ailleurs se rassemblent à la frontière entre le Bélarus et la Pologne près de Grodno (Bélarus), le 12/11/2021
Un enfant pleure alors que d'autres exilés du Moyen-Orient et d'ailleurs se rassemblent à la frontière entre le Bélarus et la Pologne près de Grodno (Bélarus), le 12/11/2021   -   Tous droits réservés  Photo : Leonid Shcheglov (BelTA pool photo via AP)

[Ci-dessus, le reportage vidéo de notre envoyée spéciale Valérie Gauriat à la frontière entre la Pologne et le Bélarus]

Depuis que plusieurs centaines d'exilés ont tenté de franchir la frontière, il y a quelques jours, près du poste de contrôle de Kuznica en Pologne, la présence policière et militaire n'a jamais été aussi forte dans la région.

Ce vendredi, lors d'une conférence de presse organisée dans une forêt voisine, les groupes d'activistes qui tentent d'aider les migrants et qui sont parvenus à se frayer un chemin jusqu'à la zone interdite, affirment que les opérations de sauvetage ont considérablement diminué cette semaine.

_"Je pense que jusqu'à présent nous faisons le jeu de Lukachenko. Il attend de nous que nous repoussions ces gens", explique Kalina Czwarnog, activiste pour Fundacia Ocalenie. "Si on faisait en sorte de leur fournir une aide humanitaire et si on leur permettait de passer par la procédure de demande d'asile, je pense qu'on ferait une chose à laquelle il ne s'attend pas"._

L'un des groupes d'activistes présent sur place et la Fondation Helsinki pour les droits de l'homme (FHDH) vont saisir la Cour pénale internationale à La Haye. Ils entendent dénoncer des crimes présumés contre l'humanité commis par le gouvernement du Bélarus.

"_Les héros silencieux qui aident sur le terrain" _

Ils exhortent également l'Union européenne à traiter la crise au sein de ses propres frontières.

La crise actuelle touche également la population locale polonaise.

_"Outre le fait que nous ne pouvons tout simplement pas accepter de repousser et de laisser des gens mourir sur notre sol, cela traumatise profondément la communauté locale", _déclare Magdalena Biejat, membre de l'opposition (parti Razem) au parlement polonais. Selon elle : "La communauté locale a agi de manière étonnante. Ce sont les héros silencieux qui ont aidé ici sur le terrain les personnes qui arrivent. Et ils sont laissés seuls et sans aucun soutien de la part du gouvernement polonais."

Ce samedi, la police a confirmé que le corps d'un jeune homme syrien a bien été découvert la veille, dans les bois, à un autre endroit de la frontière entre le Bélarus et la Pologne.

Selon des médias, 11 personnes auraient déjà perdues la vie dans cette crise.