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L'UE renforce son arsenal de sanctions contre le Bélarus

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Par Jack Parrock
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L'UE renforce son arsenal de sanctions contre le Bélarus
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À Bruxelles, les 27 ministres des Affaires étrangères sont tombés d'accord pour durcir les sanctions contre le régime bélarusse, accusé d'instrumentaliser les migrants à ses frontières.

https://twitter.com/LeonorHubaut/status/1460190857857011712?s=20

L'UE a adapté son arsenal juridique et peut désormais sanctionner des organisations et des individus qui facilitent le trafic d'être humain entre le Bélarus et la Pologne.

"Nous serons capables de cibler ceux qui sont responsables de l'exploitation de migrants vulnérables et qui permettent le franchissement illégal des frontières" a affirmé Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne.

  • Une politique européenne de sanction

Mais ces sanctions n'effraient pas le Président bélarusse. En réponse, Alexander Lukashenko a menacé de couper l'approvisionnement en gaz.

Il s'agit du quatrième round de sanctions contre le régime de Lukashenko. Selon un analyste bélarusse indépendant, l'UE n'a pas adopté la bonne stratégie.

"Malheureusement, ce que nous avons observé depuis l'année dernière, c'est qu'au lieu de faire la diplomatie, l'UE parle uniquement de sanctions." explique Yauheni Preiherman, directeur du Dialogue de Minsk. "Cela n'apporte que des répercussions négatives. Et je pense que ce qui doit être fait, c'est vraiment de la diplomatie. Ils doivent tous se conduire en adulte dans la salle, l'UE y compris."

  • Le déclenchement de l'article 4

Entre temps, au siège de l'OTAN à Bruxelles, l'article 4 pourrait être déclenché par la Pologne ou un autre allié. Ce qui serait un premier pas vers une action militaire.

Jens Stoltenberg, le Scrétaire général de l'OTAN, se veut prudent : "Il appartient à tout allié de l'OTAN d'invoquer l'article 4." a-t-il affirmé. "Je pense que ce qui est important, c'est que nous ayons déjà des discussions étroites entre alliés de l'OTAN et avec l'UE."

En attendant, des milliers de personnes continuent d'être bloquées sous des températures glaciales à la frontière polonaise avec le Bélarus.