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Crise migratoire au Bélarus : assistance humanitaire et sanctions, les priorités de l'UE

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Par euronews
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Une communauté musulmane locale a enterré un migrant yéménite, Mustafa Mohammed Murshed Al-Raimi, à Bohoniki, en Pologne, dimanche 21 novembre 2021.
Une communauté musulmane locale a enterré un migrant yéménite, Mustafa Mohammed Murshed Al-Raimi, à Bohoniki, en Pologne, dimanche 21 novembre 2021.   -   Tous droits réservés  Czarek Sokolowski/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved

Des tombes, comme un symbole du coût humain de la crise des migrants le long de la frontière entre la Pologne et le Bélarus. Un homme de 37 ans venu du Yémen a été enterré ici, à Bohoniki, côté polonais, ce dimanche. Son corps a été retrouvé dans la forêt. Il est probablement mort de faim et de froid.

Éviter que d'autres personnes suivent le même chemin, c'est l'objectif de la mission du service extérieure de l'Union européenne. Elle est attendue à Minsk, au Bélarus, pour faciliter le rapatriement des 2 000 exilés, des discussions techniques, pas des négociations souligne Josep Borrell, le Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité qui travaille sur deux fronts, aide humanitaire et sanctions :

"Nous sommes prêts à prendre davantage de sanctions contre les compagnies aériennes, les aéroports, les bureaux de voyage, peu importe, tout ceux qui participent à ce trafic d'êtres humains. Mais maintenant le problème le plus important n'est pas l'afflux, le problème est de prendre en charge ces personnes, nous devons fournir une assistance humanitaire."

Les quatre membres du groupe de Visegrad ont exprimé leur solidarité avec la Pologne, accusant eux aussi le Bélarus de canaliser les migrants vers sa frontière. Mais pour le premier ministre hongrois Viktor Orban, les politiques européennes sont aussi responsables de cette situation de crise :

"Bruxelles mène une politique erronée et finance pratiquement tout ce qui augmente la pression migratoire. Tout ce que le langage international de la migration appelle un facteur d'attraction est en marche et soutenu par l'Union européenne. Elle soutient les ONG, encourage les programmes d'intégration, et ainsi de suite. Il n'y a que pour la protection concrètes des frontières qu'elle de ne nous donne pas d'argent. Donc la position hongroise est toujours que l'Union européenne doit payer les coûts de la protection des frontières européennes."

Selon Varsovie la situation sur le terrain reste tendue. Des groupes importants de migrants tentent de passer en Pologne et continuent de jeter des pierres sur les gardes-frontières polonais.

Sources additionnelles • AP, AFP