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UE : la route vers l'intégration semée d'embuches de la Macédoine du Nord

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Par Maxime Bayce  & Borjan Jovanoski
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Un graffiti contre l'adhésion à l'UE dans les rues de Skopje (Macédoine du Nord)
Un graffiti contre l'adhésion à l'UE dans les rues de Skopje (Macédoine du Nord)   -   Tous droits réservés  Euronews

Dans le centre de Skopje, le scepticisme quant à l'avenir européen de la Macédoine du Nord se lit jusque dans les graffitis qui parsèment les murs de la ville. Les négociations d'adhésion peinent à démarrer et plus grand monde ici ne croit aux promesses d'intégrer un jour l'Union des 27.

Début 2019, la Macédoine du Nord a pourtant changé son nom constitutionnel. La fin d'un différend de trois décennies avec son voisin du sud, la Grèce, qui bloquait en principe la voie vers l'Europe.

Mais depuis la France dans une premier temps puis la Bulgarie ont fait barrage, le gouvernement nationaliste de Sofia invoquant des désaccords historiques autour de la langue et de l’identité nationale du pays.

Depuis 2005, et son statut officiel de candidat à l'adhésion , le chemin est semé d'embuches pour la Macédoine du Nord et de plus en plus d'habitants ne croit plus en l'Union européenne.

Selon une étude récente du Conseil euro-atlantique, la crédibilité de l'UE y est aujourd'hui au plus bas.

"Malheureusement, les sceptiques de l'UE et de l'OTAN se font de plus en plus entendre dans notre pays, je dirais qu'ils ont été les seuls gagnants des deux dernières élections dans le pays", commente Ilija Dzugumanov membre du Conseil Euro-Atlantique.

Nikola Dimitrov est vice-président chargé de l'intégration européenne. Connu pour ses positions en faveur de l'adhésion, c'est lui qui a mené les négociations avec la Grèce.

"Si l'UE ne tient pas ses promesses concernant un accord qui a été si largement et si bien accueilli, quelle est la leçon pour Belgrade et Pristina ?", s'interroge-t-il. "Quelle est la leçon pour les problèmes auxquels la Boznie-Herzégovine a été confrontée en particulier ces derniers jours et ces dernières semaines ? Si nous voulons résoudre les grands problèmes des Balkans, nous avons besoin que l'UE continue à être une force positive. Et dans notre cas, il est permis de douter, en raison de ce manque de résultats, que ce soit le cas"